• Chapitre 06

    Chapitre 6 : La Recherche !

    Chapitre 6 !

      Comment savoir de qui il était épris ? Hum… Jules était son meilleur ami, donc il devait le savoir lui, mais il ne me le dira certainement pas, c’était comme si les filles dévoileraient à tous le monde que j’aimais Baptiste, chose impossible ! Mais alors dans quelle piste devais-je aller ? Peut-être était-ce quelqu’un qu’il connaissait bien, vu que ce fut une non-populaire, il devait être attirer par sa psychologie et non par son physique, (parce qu’il comme même le dire, les populaires ne sont pas toutes des truies, il y en a beaucoup qui sont belles mais elles ne le sont pas toutes !) ! Tiens, Jules sort du self, il fallait que je lui demande qui de mes copines étaient avec eux à l’école primaire, je vous explique, si Sacha la connaissait bien, c’est qu’elle était avec lui depuis le primaire et comme Jules était dans la même école que lui, je pouvais lui soutirer des informations ! Balaise !

    -Hey Jules ! appelais-je. Je peux te poser une question ?

    -Oui, bien sûr ! approuva ce dernier.

    -Qui de mes amies, étaient avec vous au primaire ? demandais-je.

    -Pourquoi faire ? s’étonna-t-il.

    -Oh, juste pour savoir ! mentis-je.

    -Et bah…On était à Saint-Lyphard donc il y avait, Oriane, Marine et Nolwenn ! répondit le Prince Blanc.

    -Ah ouais…au fait c’est très louche le comportement de Sacha ces temps-ci, tu ne trouve pas ? annonçais-je pensive.

    -Bah, non ! rougit-il.

    -Oh, toi aussi, t’as vu ! Je suis sûre qu’il est amoureux ! avouais-je.

    -Ah bon, et de qui ? trembla Jules.

    -Qui sait ? dis-je en le regardant malicieusement. Salut !

      Je m’enfuis rapidement. J’avais touché en plein dans le mile ! Sacha est amoureux et sûrement de l’une des trois ! Bon, le seul moyen de le savoir, c’est de lui tirer les vers du nez, or il est 12h45, et il fini dans une heure. Bon, le C.D.I. ouvre dans quinze minutes, j’ai le temps de passer aux chiottes et de voir on en est mon plan !

    *trajet des chiottes*

      Très bien, je rentrai dans les toilettes numéro six et réfléchis à mon plan, alors sur huit filles, j’en avais éliminée cinq d’un coup ! Voyons voir, il ne restait plus que Marine, Nolwenn et Oriane. Qu’est-ce que je pouvais bien lui demander pour en éliminer une ? Oui ! Je sais ! J’allai lui demander laquelle des trois, l’énervait le plus ! Ok, je vais suivre ce plan mais si ça ne marche pas, je trouverai autre chose ! Plus qu’à attendre la récré, c’est-à-dire, dans…hum…environ trois heures ! Pfiou, il fallait que je patiente trois heures ! C’était lourd ! Pour commencer, je vais aller faire un petit tour au centre de documentation et d’information, il était 12h55, en cinq minutes, j’avais le temps de traîner pour y aller et rentrer pile poil à l’heure !! Je sortis des toilettes pour m’élancer vers le C.D.I. comme prévu, je traînais et j’arrivais pile à l’heure ! J’étais trop forte ! Je rentrai dans le bâtiment sans me soucier des autres, regardai l’énigme du jour, y répondit et partit chercher une bande dessinée. J’allai m’asseoir sur une table et je lus jusqu’à l’heure de sortir. Il était 13h30, je sortis pour retourner aux toilettes (je passe ma vie aux chiottes !), cinq minutes plus tard je sortis et partis chercher mon sac. Je pris mon livre et allai m’asseoir sous le préau à côtés des populaires, pour entendre les potins.

    -Moi je suis prête à attendre jusqu’au verdict des Princes ! Pas vous ? déclara Justine aux Léa.

    -Ouais moi aussi ! confirma Léa P.

    -Attendez ! coupa Léa C. Imaginez que le soir de la veille du bal, ils ne choisissent aucunes de nous ! Avec qui on va aller ?

    -Il nous reste, les gars ! répondit Léa B.

    -Exact ! Ils vont attendre notre verdict, eux aussi ! Puisqu’il n’y aura personne d’autre d’aussi bien que nous, pour aller danser avec eux ! démontra Justine.

    -Hein ? Pas compris ! confia Léa C.

    -Elle veut dire que personne ne nous égale ! lui expliqua Léa P.

    -Ah, c’est vrai ! souffla Léa C.

    -Prétentieuses ! Quand elles se prendront un vent des gars, elles rieront moins ! En plus, les gars sont moins patients qu’elles ! dis-je intérieurement.

    -Alors tu nous suit Léa ? questionna Léa B.

    -Oui vous m’avez convaincu ! affirma la concernée.

    -C’est bien ! Gentils toutous ! Lol ! pensais-je en m’efforçant de ne pas rire !

    -Au fait, Justine, ça avance avec Pierre ? demanda Léa P.

    -Nan, j’ai l’impression que les gars sont en train de s’éloigner, non ? énonça cette dernière.

    -Non, ils sont juste occupés à leurs activités débiles ! Comme d’hab quoi ! répliqua Léa B.

    -Ah ouais, t’as raison ! murmura Justine.

    -Ah bon, ils s’éloignent ! réfléchis-je en mon fort intérieur. C’est peut-être, oh, (flash-back) « Tu es en train de bouleverser la hiérarchie du collège ! » (revenant à la réalité) C’est pour ça que Jules à dit ça ! Parce que les garçons se rapprochent de mes copines ! Confirmation que Sacha aime l’une d’entre elles autrement il n’aurait pas rougit lorsque Jules en a parlé ! Ouah, c’est fou comme je suis douée !! C’est trop génial pour les filles !!

    -De toutes façons, je suis certaine qu’il redeviendra mien quand il aura vu que je suis éblouissante dans une fête ! s’exclama Justine.

    -Sûre que t’es belle dans une boum ! assura Léa C.

    -Que veux-tu ? C’est moi ! s’enorgueillit la concernée.

      Je les laissai là, à parler de leurs supposées qualités, pour reprendre le cours de mon livre. J’avais du mal à le lire vu que mon cerveau fonctionnait à plein tube mais ce fut suffisant pour patienter vingt-cinq minutes !

    *14h00 : Driiiiinnggg !!!*

      Voilà, l’heure des cours qui sonne ! Plus que deux heures avant la récré ! Bien, on commençait par histoire. Contrôle de madame Leguen sur les croisades, super ! La voilà qui arrivait toute souriante, elle nous fit monter et nous allâmes nos asseoir à nos places respectives. Puis elle commença un discours terrible !

    -Avant le contrôle, j’ai des papiers que vous adorez à vous remettre ! dis-elle toute souriante. Les fiches navettes !!

    -Oh non ! s’écria tous le monde en même temps.

    -Très bien ! Le numéro un ! commença la prof.

      Et elle a appelle tous le monde par son chiffre. Je lus sur la feuille d’Oriane, « Passage de justesse à essayer de renforcer ! ». Quand ce fut mon tour, je me leva et tous le monde ricanait et parlait de leurs fiches. Je pris la mienne et lus, « Bonne année, passage assuré mais attitude peu recommandable ! ». Quoi ! Parce que j’étais une « princesse » à la fin de l’année, j’avais une mauvaise attitude ! Ben voyons !

    -Vous ferez signer et compléter la fiche à vos parents pour lundi ! Maintenant, contrôle ! lança madame Leguen.

      Tous le monde grogna mais nous obéissâmes aux ordres et le contrôle dura une heure, il était assez simple !

    *14h55 : Driiiiinnggg !!!*

      Je pensai sérieusement que l’heure qui venait allait être la plus dure. Sport ! Saut en longueur, plus précisément ! Déjà que je suis nulle à chier en sport mais en plus aux entrainements, on devait être par deux ! Donc, conclusion, j’étais dans la merde ! Monsieur Le Roy arriva, comme d’habitude, tout guilleret, et il nous emmena sur le terrain de sport ! Nous nous changeâmes vite fait et commençâmes la matière. Après nous être entrainer, moi toute seule, heureusement le prof ne nous imposa aucun exercice ce qui fut un soulagement pour moi. Le reste du cours passa très vite et se déroula normalement.

    *15h40 : Driiiiinnggg !!!*

      Enfin ce cours est terminé !! Nous nous changeâmes et déposâmes nos sacs en perm. La récré était déjà entamée depuis plusieurs minutes quand je rejoignis les Princes !

    -Euh, je peux me joindre à vous ? demandais-je.

    -Bien sûr ! s’écria Jules. Assieds-toi !

    -Merci ! dis-je en m’asseyant par terre au lieu d’à côté de Jules comme ce dernier me le montrait en tapotant sur la place. Je suis désolée de m’incruster dans votre groupe !

    -Oh, mais ça ne fait rien, tu es toujours une amie pour nous ! me rassura-t-il.

    -C’est gentil ! Vous parliez de quoi avant mon arrivée ? demandai-je.

    -Des fiches navettes ! me répondit Sacha.

    -Vous les avez reçu ? me questionna Jules.

    -Oui et vous ? confirmais-je.

    -Ouais ! approuva le Prince Blanc.

    -Alors ? Vous passez ? m’enquerrais-je.

    -Oui avec les félicitations de la directrice de ma part ! dévoila Jules.

    -Ah super ! Et toi Sacha. dis-je.

    -Euh, ouais ! J’ai fais une bonne année !  Et…et toi ? bégaya Sacha avant de se reprendre.

    -Oui, passage assuré mais comportement peu recommandable ! confiais-je.

    -Elle a osé mettre ça ! s’indigna Jules.

    -Quelle conne ! jura Sacha.

    -Mouai ! crachai-je. Plan activé ! pensais-je. J’ai zieuté sur Oriane et elle passe avec justesse. Elle a vraiment du bol !  dis-je à voix haute.

    -Ah bon, pourquoi ? demanda Jules.

    -Parce qu’elle est toujours négative en contrôle et pour ses notes, ça va mais elle s’en plaint ! expliquai-je.

    -Ah, je déteste les personnes qui se plaignent pour leurs notes ! s’exclama Sacha. Ils ont qu’à bosser un peu c’est tout !

    -Je pensais pas que ça allait marcher ! Mais là je suis bluffée ! songeais-je.  Ouais peut-être !

    -Bon, changeons de sujet. Hum… lança Jules.

    -Dites-moi, aimez-vous les chats ? balançais-je de but en blanc.

    -Euh…Moi oui, mais Sacha en est allergique ! dit-Jules.

    -Ah donc, tu es allergique à Nolwenn puisque c’est un chat ! gloussais-je.

    -Je n’ai jamais trop aimé son attitude féline ! m’assura-t-il.

    -Si ce n’est ni Oriane, ni Nolwenn, ça veut dire que…oh,…c’est Marine ! résolvais-je intérieurement.

    -Qu’est-ce que tu as Capucine ? s’inquiéta Jules.

    -Oh, rien ! Je vous laisses ! Hein ! Salut ! débitais-je à toute vitesse.

      Et je me précipitai dans les toilettes où je repris mon souffle et remis en ordre mes pensées. Alors c’était elle ! Depuis tous ce temps, il était en kiffe sur Marine !! Mais qu’est-ce qui m’arrivait ?? Je tremblais et j’avais un pincement au cœur ! Ne me dîtes pas que…oh non …je m’étais éprise de lui ! POURQUOI MOI ???? Il ne m’aimait pas alors pourquoi devais-je subir ça !!! Peu importe, je vais le laisser à Marine et moi je vais abandonner cet amour impossible ! Putain ! Il faut toujours que ça tombe sur moi ! Fais chier !! Je pris ma tête entre mes mains et commença à sangloter. Merde, merde, et merde ! Si je continuais mon plan allait foiré ! Putain de merde !! J’en ai marre !  Je me repris et guida mes pas vers la salle de perm le regard vide, en attendant la sonnerie qui ne tarda pas à retentir !

    *16h05 :  Driiiiinnggg !!!*

      J’entrai et ne renfermai dans une déprime totale. L’heure passa vite, je rentrai dans m’en rendre compte, je pris le car, on m’injuria, puis je rentrai à la maison et me cloitrai dans ma chambre. Ma mère m’appela pour que je vienne manger mais je ne lui répondis pas, elle vint me chercher et quand elle me vit, les yeux tout gonflés et rougis, elle ferma la porte et me demanda tout doucement.

    -Qu’est-ce qui se passe, ma chérie ? Tu as des problèmes à l’école ?

    -Rien, j’ai pas faim maman ! essayais-je de la rassurer.

    -Ne me dit pas « riens », si tu as quelque chose ! dit-elle.

    -Mais ça va, j’ai juste envie d’être seule ! annonçais-je.

    -« Seule » ! s’exclama maman. Tu es sûre ?

    -Non, maman, je suis trop seule ! murmurais-je en recommençant à pleurer. Je dois me battre avec quelqu’un d’invisible pour montrer que je suis normale ! Que j’ai rien d’un « princesse » ! J’en ai marre ! Je me suis faites deux amis, mais ils sont tous les deux très populaires donc je suis mal vue et en plus, je suis tombée amoureuse d’un des deux mais il aime Marine !! Ca me saoule !!

    -Oh, ma puce ! me réconforta ma mère. Ca va aller, tout va s’arranger, ce n’est qu’un chagrin d’amour et puis ils vont vite passer à une autre rumeur ! T’inquiète pour tes amies, elles vont bien se rendre compte que tu t’en vante pas et que tu n’as pas changé !

    -J’en doute maman ! lança en commençant à  m’énerver. Je peux aller dehors s’il te plait ?

    -Pourquoi ? me demanda-t-elle gentiment.

    -Parce que j’ai pas envie de te frapper ! annonçais-je.

    -Je vois vas-y ! dit-elle.

      Je courus dans les escaliers et sortis sous les yeux étonnés de mon père et de mon frère. Je courus de plus belle vers le garage où je commençai à frapper la porte en pleurant. Plus je pleurais plus je frappais, je frappais de plus en plus fort et je me calmais petit à petit ! Je préférais me défouler sur une porte que sur ma mère ! Quelques minutes plus tard, je fus calmée, et je me dirigeai vers le fond du jardin, derrière la cabane où j’aimais rester lorsque je me sentais mal. Je m’asseyais sur les parpaings et je continuai à pleurer tout en regardant les champs qui s’offraient à moi. Je croyais vraiment que je n’allai pas survivre mais quand je fermais les yeux pour me calmer, je voyais Sacha et Marine s’éloigner main dans la main, et Jules me tendre une des siennes en souriant. Je rouvris mes yeux et me mis à réfléchir. Pourquoi le voyais-je ? Dois-je prendre sa main ? Suis-je…euh…amoureuse ? Ah, je suis polygame ! Peut-être qu’il me restai une chance de … Mais non, voyons, je n’allai pas au bal ! Oui mais je pouvais essayer de l’oublier ! De l’aider à se rapprocher d’elle ! Au moins, je lui serai utile à quelque chose et puis ce n’était pas la première fois que ça arrivait, j’allai survivre ! Après ses réflexions, je m’arrêtai de pleurer et fixait le paysage fermier, sans émotions. Je pensai qu’après cette pensée sur mon éventuel amour pour Jules car franchement, je me sentais perdue, je me sentais beaucoup mieux. J’allai pouvoir retourner à la maison sans penser à Sacha et pouvoir montrer un visage radieux même si au fond je me sentais toujours mal. Mais bon, je ne voulais pas inquiéter mes parents ! Je retournai alors à pas lents dans la maison, devant la porte, je m’arrêtai un instant puis je franchis le seuil et maman me regarda à travers l’encadrement de la porte avec un regard interrogateur et triste, je lui fis signe que tout allait mieux. Je rentrai et monta à l’étage .

    -J’ai pas faim, j’vais me coucher ! criais-je.

      Sans même attendre leurs réponses, je me cloîtrais dans ma chambre où je m’allongeai sur mon lit et pensai. Est-ce que je pouvais me raccrocher à lui ? Pourquoi je me mettais dans cet état alors que c’était moi qui avait décidé de savoir ? J’étais vraiment conne !! Maintenant que je connaissais l’origine de son malaise, je ne pouvais m’empêcher de frémir et de me sentir mal. Je n’avais plus envie de penser à ça ! Je devais me concentrer sur le cours de danse de demain ! Alors je chassais mes pensées et me leva pour prendre mon pyjama et me l’enfiler. Puis je fermai mon volet et me couchai. Je m’endormis après quelques minutes d’inaction.


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