• Chapitre  1 : La Rumeur !

    Chapitre 1 !

     

    Nous étions dans la matinée de Jeudi, comme à mon habitude,  j'étais seule dans le car, avec mes livres. Les garçons piaillaient derrière moi, comme toujours.  Il faisait chaud, 21°C, alors je m'étais habillée très légèrement,  une mini-jupe et un débardeur (voir tenue 1). Le car s'arrêta, nous descendons.  Je rentrai dans le collège, et à mon grand étonnement,  il était silencieux. Bizarre !

    -Qu'est-ce qui se passe ici ? Pourquoi tous le monde regarde l'arbre? m'interrogeais-je.

    -Ce n'est...pas...l'arbre qu'ils regardent ! Mais...toi ! déclara Nolwenn.

    -Moi, pas possible ! Pourquoi ils me regarderaient ? pouffais-je.

    -Parce qu’il y a une rumeur qui court ! dit Oriane.

    -Laquelle ? demandais-je.

    -Celle qui dit que...tu es...euh...tu es une princesse ! compléta Blandine.

    -HA HA HA !!! Moi, une princesse ! Non mais allô,  j'suis une fille normale !! rigolais-je.

    -Elle a pas tord! C'est toujours notre fofolle de service !! annonça Marine avec une pointe de soulagement.  

     

    *8h20 : DRIIIIINNGGG !!!*

     

    Oriane et moi étions rangées dans notre rang de classe, quand nous vîmes madame Lebihen, notre prof de musique, et madame Leguen, celle d'histoire-géo ainsi que notre titulaire, arriver vers notre classe. Madame Leguen emmena ma classe et madame Lebihen me prit à part pour m'emmener au secrétariat.

    -Tu vas aller dans le bureau de madame Cabot ! ordonna-t-elle.

    -J'ai fait quelque chose de mal ? me renseignais-je la boule au ventre.

    -Non mais elle doit t'annoncer quelque chose ! répliqua ma prof de musique.  

    -Ah... soufflais-je pas rassurée.  

    Après cela nous marchâmes en silence jusqu'au secrétariat où nous entrâmes. Madame Lebihen toqua au bureau de la directrice.   

    -Entrez ! intima madame Cabot.

    -Voici Capucine ! dit madame Lebihen.

    -Merci. remercia la directrice. Entre et assieds-toi ! commanda-t-elle.

    Je m'asseyais en silence et un peu tremblante.

    -Très bien ! Puisqu'elle est là, vous pouvez venir ! exigea-t-elle.

     


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  • Chapitre 2 : La Révélation !

    Chapitre 2 !

     

    Dans l'encadrement de la porte, je vis...oh mon Dieu !! LES PRINCES !!! Je vous explique qui ils étaient,  dans le collège,  il y avait deux beaux garçons ultra populaires surnommés "Les Princes" ! Ils étaient surnommés ainsi car Jules, "Le Prince Blanc" était délégué des délégués et car Sacha, "Le Prince Noir", était le capitaine de l'équipe de foot ! Et ils se tenaient là devant moi !! Ouah, pourquoi ?

    -Ah merci ! murmurèrent-ils. Bonjour Capucine !

    -Euh...bonjour. balbutiais-je.

    -Super ! Commençons ! Nous avons une nouvelle pour toi ! déclara la dirlo.

    -Tu as dû sûrement en entendre parler ! continua Sacha.

    -Les rumeurs vont vite,  hélas ! confia Jules avec tristesse.  

    -Bah...euh...non. dis-je sans réfléchir.  

    -Eh bien, tu es une... commença la chef de l'établissement.  

    -PRINCESSE !!! la coupèrent les Princes.

    -Et nous sommes également des princes donc on va pouvoir t'aider ! ajouta Jules.

    -Pardon !! m'indignais-je. Je ne suis pas une princesse et vous n'êtes pas des princes !!  

    -Si, tu l'es et un point c'est tout ! dit sèchement madame Cabot.

    -De...de...puis... bégayais-je bouleversée.  

    -Depuis quand ! s'exclama Sacha. Sans doute longtemps !

    -Mais nous venons de le découvrir !! finit Jules.  

    -Et ça...fait...quoi ? demandais-je.

    -Ils  t'expliqueront plus tard ! Là il faut que vous alliez en cours ! persiffla madame Cabot, visiblement agacée.  

    -Ok ! exprimèrent les Princes, joyeux.

    -Ah...oui. articulais-je avec angoisse.  

    Nous disions "au revoir" à la directrice et partions vers nos classes. Sacha et Jules étaient en cinquième saphir, la classe adjacente à la mienne, la cinquième émeraude.  

     

    *temps du trajet*

     

    -Bon...bah...à bientôt ! lançais-je.

    -On se retrouve à 12h30 au parloir! Ok ? formula Jules.

    -Ok ! répondis-je.

    Je toquai à la porte de ma classe et madame Leguen m'intima d'entrer.

    -Bonjour, euh...désolé...

    -Ce n'est pas grave ! me coupa-t-elle. Va t'asseoir !  

    J'acquiesçai et m'asseyais à ma place. Tous les regards de mes camarades se posèrent sur moi, je devins toute rouge.

    -Là tu ne pourras plus que personne ne l'a dit ! me chuchota Oriane, qui était assise à côté de moi. Tu es une princesse !

    -Euh...ouais. soufflais-je.

    -Allez, déstresses ! La prof nous a expliqué qu'il ne fallait pas t'embêter avec ça ! me consola-t-elle.

    -Hum...

    Je pensais à mon rendez-vous pendant tous le reste du cours de vie de classe puis celui de français.  

     

    *10h10 : Driiiiinnggg !!!*

     

    J'étais certaine que la récréation allait non seulement être très longue mais également très difficile à surmonter ! Et pour une fois, j'avais raison ! Oriane et moi allions vers les filles dans notre coin habituel. Tous le monde nous épiait, je baissai les yeux en voyant que notre petite vie amicale allait être totalement changée,  transformée à cause de moi ! Je le sentais !  

    -On va aux toilettes ? questionna Marine.

    -Ouais, qui vient avec nous ? continua Blandine.

    -On vient toutes sauf mademoiselle Capucine ! balança Aline.

    -Ok, on y va, tant pis pour elle ! déclara Marine.

    Je n'avais pas vu, ni entendu qu'elles allaient aux toilettes, alors,  je me retrouvai toute seule avec les regards des autres. Je m’asseyais sur le banc puis vis Jules et Sacha venir vers moi.  

    -Nous avons une bonne nouvelle pour toi ! chanta Jules.

    -Tu as été choisie pour être notre goal ! m'apprit Sacha.

    -Quoi !? m'exclamais-je.

    -Tu as passé une sorte d'audition pour le devenir ! Tu t'en rappelle ? expliqua ce dernier.

    -Ah oui,  c'est vrai ! dis-je sans enthousiasme.  Pourquoi maintenant ??? criais-je intérieurement.

    -Tiens ! Bon, on va te laisser ! À tout l'heure ! me salua Jules.

    -Hum...

    Les filles étaient revenues, je me dirigeai vers elle. J'étais prête à répondre à leurs questions du genre : "C'est quoi ?" ou "Pourquoi ils t'ont parlé ?". Mais elles ne me demandèrent rien ! Étrange !

     

    *10h25 : Driiiiinnggg !!!*

     

    Je me rangeai avec Oriane quand elle s'éclipsa avec Sarah,  un fille de ma classe. J'allai voir Nolwenn, dans son rang, pour savoir ce quelle avait mais elle ne me répondit pas et engagea une conversation avec Pascaline. Du coup, je retournai dans mon rang et attendis monsieur Bertho, le prof de mathématiques,  pour monter. Dans la classe, je me dirigeai vers ma place où je m’asseyais. Sur ma chaise,  j'interrogeai Oriane.

    -Ça va pas ? Tu es toute bizarre ! murmurai-je.

    -...

    Elle me regarda puis leva la main. Tout ça ne sentait pas bon du tout !  

     

    *111h20 : Driiiiinnggg !!!*

     

    Nous sortions et allions déposer nos sacs à la porte des cinquièmes corail. Les filles ne m'avaient pas attendue. Je passai aux toilettes  pour y faire mes besoins,  me laver les mains et me recoiffer. Enfin j'allai au self où tous le monde étaient collés à la vitre ! Quelques élèves s’échappèrent et crièrent des super ou des cool. Je les laissai là et me dirigeai vers le panneau d'affichage à côté des classes de troisièmes. Je regardais les fiches et nous mangions des frites avec une saucisse à 11h59. Je retournais devant le self, derrière les escaliers qui donnait l'accès au bâtiment,  attendis mon service et les filles, pour savoir le plan de table.  Mais elles ne vinrent pas alors je les rejoignis.

    -Vous avez vu la nouvelle ? questionna Klervi.

    -Non, c'est quoi ? balança Colynn.

    -Mercredi dans une semaine, le collège organise devinez quoi !! continua l'annonciatrice.

    -Un concert des one direction ?? s’excita Blandine, notre fanatique de ces derniers.

    -Non !

    -Un concours équestre ? lança Anna.

    -Négatif ! Un bal ! divulgua Klervi.

    -Un bal !!?? C'est l'occasion de tenter notre chance ! déclara Nolwenn.

    -C'est cool ça ! On va pouvoir mettre de belles robes comme dans les films !!! m'exclamai-je.

    -Ce ne sera pas compliqué pour vous mademoiselle ! m'attaqua Aline avec un regard noir. Allez on y va, c'est notre classe.

    J'étais tellement surprise que je ne réagissais pas. QUOI ?? Pourquoi elle me vouvoyait et elle m'avait appelé "mademoiselle" ! Je fus certaine que ce foutu titre n'y était pas pour rien.  Putain, j'allai manger avec qui moi ? Bon, ok, on passait et personne ne va vouloir de moi, super ! Je détestais cette journée ! Du coup on rentra dans le self et là,  gros blanc, il était silencieux, tous le monde me regardait,  je rougissais et puis, ils se mirent à murmurer des choses à leurs voisins ! Foutu titre ! Je pris mon plateau avec juste un plat, je n'avais pas très faim ! Ça ne m'étonnais pas du tout ! Je me trouvai une table de quatre et commençai à manger, l’atmosphère était pesante. Porter le poids des regards sur moi allaient m’abîmer les épaules. Les filles m’ignoraient complètement. Je mangeai très mais très très vite, jusqu’à en avoir mal au ventre ! Je sortis du self, soulagée sauf que, il était 12h15 vu que l’on mangeait en dernier et alors tous les élèves se mirent à me dévisager donc je filai la tête baissée plus vite qu’un bip-bip poursuivit, pour me réfugier dans les toilettes. Je fermai la porte à clef et m’asseyais par terre où je commençai à sangloter. Qu’allait-il encore m’arriver ?? J’espérais que rien ne pouvais être pire !! Cela faisait bien dix minutes que je me cachais et pleurais dans les toilettes et il fallait bien que je sorte à un moment ou à un autre et affronter tous ces regards noirs qui me défigureraient !  Je regardais ma montre, 12h25, déjà… Il fallait que je me calme absolument pour ne pas ressembler à une serpillère devant les Princes, qui eux, je l’espérais très fort, me comprendraient. Ce fut bon, calmée, je sortis et marchais encore plus vite vers les cinquième corail. Je pris mon sac et regardais une dernière fois ma montre…12h28…j’avais le temps ! Alors je me dirigeai jusqu’au secrétariat, puis entrais et passai en coup de vent dans le couloir. Me voilà au parloir, avec une mine de déterrée.

    -Enfin, tu es là ! rouspéta Sacha.

    -Oh, on est pas à une minute près !! Roh !! râla Jules.

    -Bah qu’est-ce que tu as princesse ? s’inquiéta Sacha.

      Je replongeai dans une crise de sanglots et Jules jeta un regard noir à Sacha, tout en m’entraînant dans le parloir.

    -Calme-toi !! Sacha est un abruti et on ne peut y remédier ! blagua Jules.

    -Hey ! se fâcha le concerné.

    -Qu’est ce qui se passe pour que tu sois dans cet état ? me demanda-t-il.

    -Les gens me fixent, me dévisagent, mes amies me rejettent, m’ignorent. Je suis seule avec mes problèmes et perdue dans un monde inconnu !! Trop de choses me tombent dessus d’un coup. Je maudis mon sang ! m’écroulais-je en sanglots.

    -Chut, calme-toi ! Nous aussi nous sommes passés par là ! Ne t’inquiète pas ! me calma-t-il.

      Sa voix douce me berçait, c’était tellement bien d’être serrée dans les bras d’un garçon, de sentir la chaleur d’un corps musclé. Mais je me raidis, la phrase qu’il venait de prononcer me monta au cerveau ! J’étais vraiment une gamine, eux aussi ont été dans le même cas !!

    -Oh désolé ! Vraiment, je suis désolée ! m’excusai-je en me ressaisissant puis en me mettant en position de prière ; c'est-à-dire joignant mes mains et baissant ma tête. Je vous demande pardon !

    -Mais de quoi t’excuses-tu ? s’exclama Sacha.

    -Je m’excuse ! Je ne fais que remuer le couteau dans votre plaie ! Je suis désolée, je ne suis qu’une égoïste ! J’aurai dû penser que vous aussi vous aviez souffert de ça !! Pardonnez-moi ! récitais-je.

    -Mais…tu ne remues aucun couteau ! Nous n’avons pas tellement souffert par rapport à toi ! me rassura-t-il surpris.

    -Ah bon ? dis-je étonnée.

    -Oui, nous, personne ne le sait à part la dirlo ! Toi, c’est différent, une personne nous a entendus parler de ton titre et la rumeur a circulé ! Si je retrouve ce traite, je lui collerai bien mon poing dans sa gueule pour avoir fait mal à ton cœur ! révéla Sacha.

      Soudain, Sacha mit sa main sur sa bouche et commença à rougir. On entendit un petit « merde » sortir de sa bouche mais il se retourna et Jules commença un dialogue.

    -Donc, en conclusion, tu as le droit de pleurer parce que ça te fera du bien, et puis nous ne sommes pas en souffrance par rapport à notre passé ! Ca va aller ! Nous allons tout expliquer !! Assieds-toi ! me consola Jules.

    -D’accord ! approuvais-je.

      Je m’asseyais et je vis Sacha regarder la fenêtre, mais qu’est ce qui lui arrivait ? Jules s’asseyait en face de moi.

    -C’est bon Sacha, ça va mieux ? questionna ce dernier.

    -Oui je crois ! dis Sacha le visage tendu mais serein en s’asseyant. Bon, commençons, que veux-tu savoir ?


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  • Chapitre 3 : La légende !

    Chapitre 3 !

    -Franchement, je sais pas ! Peut-être une chose ! dis-je en reniflant.

    -Laquelle ? se renseigna Sacha.

    -Qu’est ce que ça fait que je sois une princesse ou pas ? formulais-je en me mouchant.

    -Normalement, tu devrais vivre dans un château avec beaucoup d’argent, avoir un peuple qui te respecte, toi et tes parents, maislança Jules.

    -Mais ? insistais-je.

    -Mais tu n’es pas une princesse ordinaire ! confia Sacha en voyant l’embarras de Jules.

    -D’accord, alors c’matin, j’étais pas une fille banale et c’midi, j’suis pas une princesse ordinaire !! Vous avez d’autres trucs à me dire dans l’genre ? ironisais-je.

    -C’est vrai excuse nous ! observa-t-il.

    -C’est pas grave ! Expliquez-moi, plutôt, en quoi je ne suis pas une princesse ordinaire. murmurais-je dépassée.

    -Tu lui expliques ? demanda Sacha à Jules.

    -Oui ! répondit le concerné. Alors tu n’es pas une princesse ordinaire car tu viens d’une nouvelle lignée. m’expliqua-t-il.

    -C'est-à-dire ? articulais-je.

    -Ni ton père, ni ta mère a du sang royal ! dit-il.

    -C’est impossible ! protestais-je.

    -Effectivement en temps normal c’est impossible ! avoua Jules.

    -Mais nous ne sommes pas en temps normal !! déclara Sacha

    -Pourquoi donc ? m’indignais-je

    -Car la légende ditcommença Jules.

    -Quelle légende ? le coupais-je.

    -Je vais te la conter ! Nous sommes il y a 2000 ans, une jeune princesse vivait dans la richesse et le luxe. Son royaume était abondant de marchandises étrangères et locales. Son peuple la respectait ainsi que ses parents, le roi et la reine. La jeune fille était fiancée au prince du royaume d’à côté, ils se sont toujours aimés ! Le royaume était entouré de trois autres patries, deux avec qui le roi et la reine s’entendaient bien, et une autre avec qui la rivalité était dense. La jeune princesse était amie avec les princes des deux royaumes amicaux. Son mariage faisait jalousé le roi et son fils du royaume ennemi. conta-t-il.

    -Ouah !! Et après ! m’exclamais-je.

    -Je continue ! Cependant, le mariage prévu au printemps prochain dût être annulé ! Car pendant l’hiver, le roi fût assassiné, plus tard la reine fût empoisonnée et la princesse apprit une nouvelle, bonne pour elle mais mauvaise pour le royaume. Elle était enceinte de six mois, et comme le reste de sa famille, elle risquait d’être assassinée. Alors, elle n’annonça rien à personne et dans une nuit froide et humide, elle s’enfuit ! Loin, très loin ! Elle trouva refuge dans une vieille maison où vivait un couple sans enfant. Les habitants l’ayant reconnue, l’accueillirent mais la jeune fille fût prise de contractions et c’est dans cette maison, qu’elle mit au monde une petite fille. Elle donna son enfant au couple en leur disant qu’il ne fallait que personne ne sache que c’était sa fille et qu’il devait s’occuper d’elle dans l’ignorance de son titre ! Et épuisée par l’accouchement, elle ferma les yeux pour ne plus jamais les rouvrir. Le couple ramena le corps de la princesse au château en prétendant l’avoir trouvée morte de froid dans la forêt. Ils ne parlèrent pas de son enfant et partirent vivre leur vie tandis que les deux royaumes se partagèrent les terres et organisèrent un jour pour enterrer la défunte famille royale ! Fin de l’histoire ! narra Jules.

    -C’est triste !! Sniff !! sanglotais-je.

    -Oui je sais mais bon Je continue ma phrase car la légende ditdébuta-t-il.

    -Attendez, qui est le père ? le recoupais-je.

    -Nous ne savons pas ! confia Sacha.

    -Comment vous savez cette légende alors ? demandai-je.

    -Nous la savons, car nous sommes les descendants des princes alliers ! dit Jules.

    -Voilà pourquoi vous êtes venus me chercher ! Je suppose que je suis la descendante de la défunte princesse ! C’est cela ? découvris-je.

    -Intelligente ! constata Jules à Sacha.

    -Très intelligente ! renchérit ce dernier.

    -Pfiou ! Facile à deviner, c’est tout ! Autre question, lequel de vous deux à pour ancêtre le fiancé de la princesse ? questionnais-je.

    -J’sais pas ! balança le Prince Noir.

    -Vous savez bien que ce sont vos ancêtres alors pourquoi pas ça ? m’indignais-je.

    -Parce que pour nos ancêtres c’était grâce à la génétique, et être fiancé ce n’est pas génétique ! m’apprit le Prince Blanc.

    -Donc on peut savoir grâce à mon sang qui est le père de la petite fille de la légende ! Non ? démontrais-je.

    -Non ! trancha le capitaine de foot.

    -Pourquoi non ? interrogeais-je.

    -On a déjà essayé et on arrive pas à remonter aussi loin. dit-il.

    -Attendez !! Ca voudrait dire que vous avez pris mon ADN sans mon accord ! lançais-je.

    -Euhoui. divulgua Sacha.

    -C’est de l’atteinte à la vie privée !! criais-je.

    -Pas du tout !! s’opposa Jules.

    -Bon bref ! Pourquoi suis-je la descendante de cette fille fait que je ne suis pas une princesse ordinaire ? continuais-je.

    -Eh bien parce que ta lignée à vécu dans l’ignorance de son titre et parce que tu es la descendante de deux puissants royaumes. me répondit-il.

    -Comment être sûr que ce soit avec un prince et pas unje sais pas moi, un paysan ? déclarais-je.

    -Nous en sommes sûrs car lorsque nos ancêtres avaient leur premier héritier, une fée apparaissait en disant de retrouver la « princesse ignorante des deux puissants royaumes », autrement dit, toi ! me raconta Sacha.

    -C’est de la folie !! émis-je.

    -Oui ça y ressemble ! avoua-t-il.

    -Mais si je suis la descendante de cette fille, mes parents doivent avoir du sang royal alors que vous m’avez dit le contraire. Expliquez-moi ! signalais-je.

    -Eh bien dans la génétique, il y a des choses qui peuvent sauter une génération ! Comme par exemple, j’ai ma grand-mère qui avait les yeux bleus, mes parents ont les yeux marron et pourtant, j’ai les yeux bleus ! expliqua Jules.

    -Ouais, mais ce n’est pas pareil avec le sang ! soupirais-je.

    -Oui et non, mais ton sang a été mélangé avec tellement de personne que c’est possible !! dit-il.

    -Compliqué mais j’ai compris ! assurais-je.

    -Voilà pour le côté historique ! annonça Jules.

    -Est-ce que le fait que ça remonte loin, il y a des possibilités que je sois la descendante d’autres royaumes que ces deux-là ? questionnais-je.

    -Bon raisonnement mais non, de seigneurie oui, de comté, peut-être mais pas plus haut. exprima Sacha.

    -HumPourquoi vous me cherchiez ? demandai-je.

    -Pourque tu libèreseuhnos royaumesmurmura Sacha en se mordant la lèvre.

    -Oula ! Quels royaumes ? m’inquiétais-je.

    -En fait, nos trois royaumes ont été assiégés par le roi ennemi, il a semé la terreur etil aemprisonnénos parentsdit son acolyte.

    -OH MON DIEU !! m’exclamais-je.

    -Sans toi, personne ne peux les délivrer ! confia Sacha.

    -Mais je n’ai aucun pouvoir ou quo que ce soit dans le genre ! rapportais-je.

    -Non, mais il y a une chose que tu dois faire et nous ignorons laquelle ! s’excusa Jules.

    -Moi je sais juste que ça parle de cœur ! divulgua Sacha.

    -Nous allons continué à chercher dans les livres et toi, vis normalement en essayant tous ce qui pourrais être en lien ! indiqua Jules.

    -Ok ! Mais je ne pourrais plus jamais vivre comme avant ! regrettais-je en regardant la pointe de mes pieds.

    -Oui nous savons ! Mais nous avons un conseil à te dire, c’est, fait de ton titre une force et non une faiblesse. me conseilla Sacha.

    -Je vais essayer merci ! dis-je.

    -Bon, on te laisses ! Mais tu sais, s’il y a quelque chose qui te tourmente, on est là ! me rassura Jules.

      Je hochais la tête et partis en faisant un signe de la main aux deux garçons. Bien sûr, en sortant tous le monde me dévisageait, mais je savais pas pourquoi, mais je me sentais plus sereine, peut-être que maintenant que je savais d’où venait cette rumeur, mon cœur était moins stressé ! Enfin, ça ne changera rien au fait que mes amies vont continuer de m’ignorer ! Pfiou ! Il fallait que je fasse quelque chose ! Quelle heure était-il ? Je regardais ma montre qui affichait 13h50. Où étais-je ? Bah quelle question !! Aux toilettes bien sûr !! Ha ha !! Quoi ! Déjà ! J’avais réussi à ignorer les autres ! Ouah !! Je ne m’étais même pas rendue compte que j’avais marché ! C’est ouf ! Mouais, pour l’instant, j’allais faire pipi et prier ! Ensuite,euhj’allai rester dans les chiottes avec mon sac pour réfléchir à un plan.

     

    *10 minutes plus tard*

    *14h00 : Driiiiinnggg !!!*

     

      Et je ressors des toilettes, le sourire aux lèvres provoquant l’inquiétude dans la foule parce qu’il était un peu sadique ! Mission : soutirer des infos par Oriane, après on verra le reste du plan !


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  • Chapitre 4 : Le Plan !

    Chapitre 4 !

      Nous étions rangés alors que la seconde sonnerie sonna. Ce fut à cet instant que l’on vit madame Chazal (non pas Claire Chazal mais madame Chazal, la prof de latin) arriver. Elle nous emmena dans la classe, latin, impossible de parler à Oriane vu qu’elle allait sûrement se mettre à côté de Klervi, et Colynn allais sans aucun doute se mettre à côté d’Anaëlle. Bingo !! Bon, puisque c’était mort pour le latin employons le plan B ! Je me faufilai jusqu’à la table juste derrière celle d’Oriane et Klervi. Puisqu’elles avaient décidé de m’ignorer littéralement, elles ne remarquèrent pas ma présence.  Très bien ! Maintenant, voyons la disposition de la prof ! Elle me fuit du regard, transpire fortement ethop, ça y est, elle me tourne le dos !! C’était bien ce que je pensais, elle était gênée, donc aucune crainte qu’elle ne m’interroge aujourd’hui ! C’est plutôt un avantage auprès des profs d’être une princesse ! Justement, elle commença son cours et moi, je me focalisai sur la conversation qui n’allait pas tardée à venir de mes deux « amies ».

    -Il t’a répondu quoi ?? murmura Oriane

    -Non, et toi ?? chuchota Klervi

    -Comme vus toutes, non ! soupira-t-elle

    -Avec qui on va y aller ?? désespéra son amie

    -Personne ! On pourra pas y aller !! annonça sa camarade

    -Moi, qui en rêvais pourtant !! dit Klervi

    -On est pas assez populaires pour ça !! s’indigna Oriane

      Klervi bougonna un « hum » et la conversation s’arrêta là, puis pendant le cours elles affichaient un visage triste et déçu. J’étais sûre qu’elles avaient demandé aux garçons d’être leurs cavaliers mais ces derniers avaient refusé. Ils ne savaient pas à côté de quoi ils passaient !! Enfin, question de vérifier, je crois que je vais faire cracher le morceau à Oriane.

    *14h55 : Driiiiinnggg !!!*

      Le cours était terminé, je m’installai à ma place, sortis mes affaires d’art plastique. Heureusement pour moi, on avait commencé un projet commun avec Oriane, donc elle était obligée de travailler avec moi ! Super !

    -T’as apporté ce qu’il faut ? demandai-je

    -Oui. approuva la concernée

    *petit blanc volontaire*

    -Alors vous avez demandé aux gars pour le bal ? dis-je

    -Oui. répondit-elle

    -Et alors ? interrogeai-je en faisant mine de ne pas savoir

    -Non. dit-elle

    -Oh mon Dieu !! Vous devez être déçue ! m’indignais-je presque choquée

    -Ouais mais de toutes façons, t’en as rien à faire, tu vas y aller aux bras d’un populaire maintenant que tu en fais partie, et c’est là qu’on se sentira mal ! Avec qui tu vas y aller, hein ! Sacha ou Jules ?? s’énerva-t-elle

    -Bah, ni l’un ni l’autre, je compte pas y aller ! confiais-je en me tassant sur ma chaise.

    -Ha !! C’est la meilleure ! Miss Capucine ne veut pas y aller !! déclara Oriane

    -Bah, oui, regarde tous le monde me dévisage au collège, alors dans une fête, où tous seront libres de leurs gestes, ne crois-tu pas qu’ils vont m’humilier toute la soirée !! En fait, ils sont comme vous ! protestai-je

    -Pardon ?? articula-t-elle

    -Oui, comme vous ! Ils ne me voient plus comme je suis mais il voient que mon titre et ça, ça vous dérange, que je sois plus haute que vous ! Regardes par toi-même, notre groupe a décidé de m’ignorer parce que je suis une « princesse » alors que je sais que je ne suis que Capucine et pas la princesse des pops ! expliquai-je

      Yes !! J’ai réussi à briser son masque !! Elle était en colère, mais vu ce que je lui avait balancé, elle devrait être atteinte et compatissante ! Ce qui fut faux ! Mince ! Elle reprend son masque ! C’était pas grave ! Elle allait le dire aux filles, et ça allaient cogiter plusieurs heures, voir plusieurs jours avant de trouver leur erreur ! Et après, la bombe se désamorcera toute seule. Bref, maintenant, il faut que je trouve le plan C !

    *15h50 : Driiiiinnggg !!!*

    Bon, où allais-je passer ma récréation ? Oh, sous le préau, ça changera des toilettes ! Cool !! Donc je sortis de la salle, allai dans la classe, rangeai mes affaires et descendis les escaliers pour me diriger vers le préau. Je m’asseyais en face du panier de basket où je commençai mes préparatifs. Il faudra que je commence par ça, ouais, mais comment ? Humpar un mot ? Oui, c’est ça ! Individuel ? Non, par groupe, oh, peut-être individuel, je verrai ça plus tard ! Il me fallait des arguments ! Humleurs qualitésnon, ils s’en fichent ! Oui !! Je sais, une comparaison !! Entre, ces deux camps !! Là, je voyais mon problème, allaient-ils me croire ?? Il le fallait mais c’est pas grave s’ils me croient pas !

    *16h05 : Driiiiinnggg !!!*

      Bref, je me rangeai, je verrai l’organisation de mon plan plus tard ! Pendant le cours d’histoire, je décidai de me détendre, enfin d’essayer ! Madame Leguen arriva et nous emmena dans la classe, elle commença son cours et celui-ci passa vite

    *17h00 : Driiiiinnggg !!!*

      Cool !! Je rangeai mon sac et on rentrai chez nous !!!! Arrivée sur l’arrêt des bus, je vis ma mère, elle ne m’avait pas prévenue qu’elle viendrait, j’allai vers elle et lui fis un bisou, tous le monde nous dévisageait et murmurait des mots inaudibles !

    -On emmène pas Jérémie (mon cousin) ? demandai-je

    -Non, il a refusé de venir ! On y va ? déclara ma mère

    -Oui ! approuvais-je

      On se déplaça rapidement vers la voiture et une fois rentrées.

    -C’est la directrice qui m’a appelée pour venir te chercher ! Elle m’a dit qu’ils ont découvert que tu étais une princesse !! annonça-t-elle

    -Oui.

    -Ha ha ha ! Une princesse !! Et moi je suis la reine d’Angleterre !!  ironisa-t-elle. Ca va pas ma puce ?? s’inquiéta maman en voyant la tête que je faisais.

    -J’ai passé la pire journée de mon existence !! pleurais-je.

    -Oh, ma chérie !! Explique-moi !! me consola-t-elle

      Je lui racontai tout, les filles, le bal, les Princes, la légende et mon plan. Ca en faisait des choses mais maman su m’écouter et me consoler même quand nous étions arrivées à destination, alors que ce que je disais était incompréhensible car c’était entrecoupé de crise de sanglots. C’était la première fois que je me confiai autant de choses à ma mère et c’était soulageant, j’étais comme libérée d’un poids.

    -J’ai bien entendu parler de cette légende, ma mère me l’a contait quand j’étais petite et elle disait que ma grand-mère annonçait sans arrêt qu’elle arrivera bientôt, et elle avait raison ! avoua maman.

    -Pourquoi moi ? Je ne vais jamais en survivre !! dis-je entre deux sanglots.

    -Oh ma puce ! Si tu veux, tu n’es pas obligée d’aller au collège demain ! me conseilla-t-elle

    -Non ! Je dois y aller ! Pour continuer mon plan et si je n’y vais pas, ils me traiteront de lâche et de peureuse et là, mon plan tombera à l’eau ! m’indignais-je

    -Il est un peu cruel ton plan ! confia mon interlocutrice

    -Si c’est le seul moyen de prouver ma banalité, alors je suis partante ! criai-je

    -Tu prends des risques ! dit ma mère

    -Il faut me comprendre, sans ce plan pourrais-je redevenir « moi » à leurs yeux un jour ? demandai-je

    -Je te comprends, bon, sortons de cette voiture, j’en peux plus ! ordonna maman.

    -Oui !

      Dans mes yeux encore brillants à force de pleurer on entrevoyait une lueur espiègle de manigances. Nous rentrions dans la maison où je me débarrassai de mes chaussures, de mon manteau et de mon sac. Je fis un bisou à mon père qui était avachi dans le canapé, puis je me préparai un copieux goûter histoire d’avoir du carburant pour préparer mon plan machiavélique. J’entendis mon père gloussé puis juré et je vis maman faire de grands gestes et il me regarda en éclatant de rire. Après avoir engloutis mon repas, je montai sous les yeux amusés et admiratifs de mon père. Ma chambre, mon lieu de détente, mon endroit rien qu’à moi qui savait mes secrets, ma pièce favorite qui était sobre et élégante. Je m’asseyais sur ma chaise de bureau, attrapai mon MP3 que je mis sur mes oreilles et commençai mes devoirs puis mon plan. Alors, demainil faudra que je leurs causentà oui mais il faudra des preuves, direction ordinateur ! Ensuite, il faudra envoyer cette rumeur, il faudra que je discute avec les Princes pour les convaincre et organiser ça ! Comme ça ils pourront l’être, mais il faudra entreprendre ça aussi pour que ce soit vrai, mais avec elles ! Parfait ! J’étais tellement absorbée dans mon travail que je n’entendis pas mon père me crier de venir à table, il dut monter me chercher.

    -On mange, Princesse ! hurla-t-il

    -Pardon j’ai mal entendu ! articulais-je

    -Vous avez très bien entendu, Votre Grandeur ! continua-t-il avec un ton sarcastique.

    -C’est pas bientôt fini là haut !! Ca refroidis là !! cria maman d’en bas  

    -On arrive ! répondis mon père.

      Je passai à côté de ce dernier en lui tirant la langue, nous descendîmes manger le bon boudin à maman.

    -Excusez-nous, Votre Altesse, mais le repas de ce soir sera moins exquis que celui de votre cuisinier personnel !  débita mon père.

    -Arrête dont de la charrier avec ça ! Tu crois pas que l’école c’est suffisant ? lança maman.

    -Bon d’accord, j’arrête. se résigna-t-il à regret. Tu peux me mettre plus de pommes s’il te plait ?

    -Morphal ! balançai-je

    -Quoi ? dit le concerné

    -Oh est-ce que Schumacher est mort ? demandai-je pour changer de sujet

    -Non pas encore !! répondit ma mère

    -Ah 

     

      Après avoir rassasié mon estomac, je débarrassais la table et maman me laissa exceptionnellement sortir de table sans faire le ménage, du coup, j’allai dans ma chambre et continuai mes plans. Récapitulatif, lettres, ok, danse, ok, annonce, ok, rumeur, ok ! C’est parfait quelques derniers petits détails et cool finis ! Soulagement, enfin terminé ! Bon allez maintenant dodo !!!

    *nuit*

     


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  • Chapitre 5 : Mon Gang !

    Chapitre 5 !

    *6h30 : BIP !!!*

      Je me levai en grand fracas, excitée comme une puce. Je mangeai ou plutôt englouti mon petit-déjeuner et partis m’habiller, j’attrapai deux bananes que je balançai dans mon sac. Maman m’emmena à l’école, ce qu’elle ne fait jamais à son habitude, puis lorsque je fus arrivée, je sautai de la voiture pour rentrer dans le collège. Juste un petit arrêt sur l’image, j’étais habillée comme la veille, mes cheveux étaient à l’air libre et j’avais un petit sourire en coin. La journée s’annonçait excitante !! Dans l’établissement, tous le monde me dévisageait je ne cherchais même pas à aller vers le banc surnommé Etienne où je rejoignais les filles en temps normal, et donc je me dirigeai vers le préau où je m’asseyais et bouquinai en attendant la sonnerie. Même si j’avais un horrible mal à me concentrer mais de toutes façons, c’était juste pour passer le temps.

    *8h20 : Driiiiinnggg !!!*

      Ca y est !! Enfin c’est l’heure de rentrer, plus qu’à attendre deux heures et je pourrais commencer mon plan ! Du coup je montai dans ma classe, me mis à côté d’Oriane sans lui parler, normal, j’étais tellement absorbée par mon plan que plus rien ne comptait autour de moi !! Même pas les cours !!

    *10h10 : Driiiiinnggg !!!*

      Déjà !!! Super, je sors en grand vacarme de la classe et courus au milieu de la cours où je restai plantée là à scruter ! Mise en route de mon plan, première mission, « trouver les Princes » ! Je regardai autour de moi et les repérai, en deux trois mouvements je les rejoignis pour discuter !

    -Hey ! criai-je aux Princes

    -Oh, bonjour !! répondirent-ils simultanément en se retournant

    -Bonjour ! Je peux vous parler ? demandais-je poliment

    -Bien sûr, viens on va s’asseoir ! dit Jules

    -Oui ! m’exclamais-je en m’asseyant sur un banc

    -De quoi veux-tu nous parler ? me questionna Sacha

    -Je veux vous demander une faveur, je peux ? confiais-je

    -Bien sûr ! acquiesça le Prince Blanc

    -Bon voilà, j’aimerai faire quelque chose pour mes amies ! divulguais-je

    -Laquelle ? m’interrogea Sacha

    -Celle de faire en sorte qu’elles aillent avec leurs amoureux au bal ! lançais-je

    -Et… souffla Jules

    -Elles se sont pris un vent de leur part ! confessais-je

    -Oh, les pauvres !! dit Jules outré.

    -Du coup, j’ai cru entendre que beaucoup de filles dont certainement les populaires, vous harcèlent pour aller avec vous au bal, non ? sondais-je

    -C’est exact ! confirma Sacha

    -J’aimerais que vous leurs dîtes que vous réfléchissez et que c’est très certainement l’une d’entre elles à qui vous pensez et que vous choisirez celle que vous voulez à la dernière minute ! S’il vous plait !!! soudoyais-je

    -C’est vache ! s’indigna Jules. Et de toutes façons, si on ne leurs dis pas elles vont se rabattre sur quelqu’un d’autre. énonça Jules.

    -Logique ! rajouta Sacha.

    -Non ! opposais-je. Pas si vous leurs dîtes que si elles sont prises, vous vous rabattrez sur quelqu’un de moins belle ! les éclairais-je

    -Putain, t’as pensé à tout ! balança Sacha

    -Alors ? demandais-je en prenant l’air du chien battu avec les yeux du chat Potté. S’il vous plait ! Please ! Onegai !

    -Bon, d’accord !! répondit Jules.

    -Quoi !! Mais je ne suis pas d’accord moi ! s’écria Sacha

    -Allez, c’est pour quelque chose de bien et en plus ça mettra du piment dans notre vie ! répliqua Jules. Et puis, qui peut résister à ce visage d’ange ! ajouta-t-il en me regardant.

    -Bon, t’as gagné ! Ok ! conclu le Prince Noir

    -Ouais !! Merci !! éclatais-je de joie. Vous êtes trop gentils !! complétais-je en les embrassant.

    -Et on commence quand ? s’enquérait le Prince Blanc.

    -Dès qu’elles viendront, c’est-à-dire dans pas longtemps ! annonçais-je. Bisous !

    -Hein ?? s’exclamèrent les Princes déroutés.

      Je courus vers le groupe de pops, m’arrêtai juste avant et réfléchis en me refaisant une beauté. Quelle heure était-il ? 10 h 15, plus que cinq minutes, ça devrait suffire, j’avançais et dis.

    -Eh les filles ! interpellais-je.

    -Nous ? demandèrent-elles

    -Oui, vous ! insistais-je. Les Princes vous cherchent, ils veulent vous rendre réponse !

    -Quoi ! s’étonna une populaire. Ca y est, ils ont décidés ! Cool !!

    -Merci, princesse ! me remercia vulgairement un autre.

    -Qu’est-ce qui se passe, Majesté ? me questionna Pierre qui venait de se rajouter.

    -Oh rien, c’est juste la réponse pour le bal des Princes ! Ils n’ont pas de chance ! Ils ne savent pas qu’ils n’auront plus de pieds les pauvres ! dis-je dépitée.

    -De pieds ! s’exclama Baptiste.

    -Bah oui, elles ne savent pas danser ! Elles se sont faîtes renvoyer du cours de danse tellement elles écrasaient les pieds de la prof. les informais-je

    -C’est vrai ? questionna Clément.

    -Bah ouais, mais à chaque fois qu’on leurs demande, elles disent qu’elles dansent comme des déesses et que c’est des bobards ! Quelles mitho, j’vous jure ! Allez salut !! attaquais-je.

      Je ne pensais pas que ça les dissuadera mais bon, on ne sait jamais ! J’entendis les pops revenir les yeux brillants en se vantant qu’elles étaient belles donc qu’ils allaient choisir elle ou celle-ci ! Enfin, l’une de leur secte de la beauté en peinture. Plus qu’à attendre que ça mijote et la sonnerie aussi. J’attendis patiemment devant l’escalier et regardai les filles (mes amies) me dévisager d’un air interrogateur. Prochaine mission, les lettres. On est vendredi, ils devraient allez en permanence, normalement.

    *10h25 : Driiiiinnggg !!!*

      Hi hi ! Merci les gars ! Merci, thanks, danke, arigatou ! Je savais que j’étais tarée mais les Princes avaient assurés, les pops furent si naïves qu’elles n’y avaient vu que du feu ! Quelles gourdes !! Oh, les Princes passèrent et je joins mes mains en mode « prière » et m’inclinai pour les remercier ! Ils me sourirent et Sacha me fit un clin d’œil. Je me demandai tout de même qui la princesse avait bien pu choisir entre ces deux canons ! Bon, j’vous laisses une heure !

    *11 h20 : Driiiiinnggg !!!*

      Qu’est-ce que c’était barbant les cours ! Surtout quand t’avais pas la tête à ça ! Bon, (j’adore les « bon ! ») ce ne fut pas le tout mais il faut que je prépare mon sac moi ! Vérification, sac, prêt, lettres, prêtes, cartes, oui, affiche, euh…non ! Merde ! Les affiches !! Ah oui, je les avais mises dans mon casier ! Quelle abruti je suis ! Enfin, tout était bon ! Oh, non, les Saphir sortent ! Il faut que je me dépêche et que je les piste, repérage, go !! Je les suivis jusqu’aux étagères à sacs et là, seulement là, je les abordais !

    -Hey les gars ! appelais-je. J’ai des papiers pour vous !

    -Ah ouais sur quoi ? demanda Thomas.

    -Prenez et vous verrez ! balançais-je. Pierre, tiens, Clément, Matéo, Baptiste, Thomas, toi et toi, et c’est bon ! Merci !

    -C’est quoi ce machin ! cracha Matéo.

      Je les laissai et allai au secrétariat où je devrais trouver Jules ! Je marchais envahie par mon plan et rentrai dans le bâtiment ! Pas de Jules en vue. Je demandai à la secrétaire.

    -Vous savez où est Jules ? questionnais-je.

    -Il est monté au C.D.I ! me répondit-elle.

    -Merci ! la remerciais-je.

      Je ne l’aimais pas madame Cru machin, pareil que madame cheveux frisés ! Je me dirigeai vers le C.D.I. où je montai l’escalier en colimaçon. J’entrai et dis bonjour à madame Roussel. Jules était dans le rayon « langues », je vins à sa rencontre.

    -Salut ! le saluais-je.

    -Salut ! me répondit-il.

    -Tu fais quoi ? dis-je.

    -Et bah, euh…chevrota-t-il en rougissant, je cherche des livres.

    -Sans blague ! Bien, c’est pas grave ! Dis-moi, tu sais où je pourrais afficher une affiche sans être vue ? m’enquérais-je.

    -Pourquoi tu ne veux pas être vue ? s’inquiéta le délégué des délégués.

    -Parce qu’autrement mon plan est foiré ! expliquais-je.

    -Ah, et bah, maintenant il y a personne au self, je peux te donner les clefs mais je pense que c’est ouvert ! annonça le Prince Blanc.

    -Ok merci !! le louais-je.

      Je filai vers le self et entrai sans faire de bruit, il n’y avait personne ! Super, allez, je pris mes affiches et les scotchèrent sur la vitre. Voilà terminé, il fallait que je file d’ici ! Vite, madame Ripoche arrive ! Je me faufilais par la porte devant le bureau où on passait notre carte et fis mine d’aller me lavé les mains dans les lavabos. Je marchai discrètement vers la cour et me pottais juste à côté d’un groupe de filles pour mieux entendre leurs propos. Déjà, quelques badauds étaient devant mon affiche. Tiens, en voilà une qui rejoignit le groupe de filles d’à côté.

    -C’est quoi Léna ? sonda une des filles très curieuse.

    -C’est une annonce des Princes ! répondit ladite Léna.

    -Nan, et ils disent quoi ? s’excita une autre fille.

    -Ils disent qu’ils réfléchissent à leurs futures cavalières et qu’ils vont prendre la plus belles d’entre toutes, donc elles doivent restées libres jusqu’à ce qu’ils aient choisi ! dit Léna.

    -Mais ça ne nous concerne pas ! On n’est qu’en sixième, nous c’est l’année prochaine ! soupira la première fille.

    -Eh, vous croyiez que Miss Princesse va aller au bal aux bras d’un Prince ? chuchota une quatrième fille.

    -Moi j’ai entendu dire qu’elle n’ira pas du tout ! dévoila la seconde.

    -Ah…s’exclamèrent toutes.

      Ca ne m’intéressai plus, alors je m’en allai et récapitulai dans ma tête. Si je suivais le bon chemin, il fallait que je donne ce papier aux filles sans qu’elles sachent que ça vient de mo ! Hum…Je savais ! Le sac d’Oriane !! Regardant autour de moi, je ne vis pas Oriane, serait-elle sous le préau ? D’un pas léger, je marchai vers le préau mais juste devant les toilettes, je la vis avec les filles sortir sans m’adresser un regard ! Je les suivis des yeux, et après qu’elles furent dans la cour des quatrièmes/troisièmes, je me précipitai vers son sac, l’ouvris et pris son agenda pour y mettre le papier. Je refermai son sac et repris ma marche vers le self. Partant de ce lieu pour me diriger vers un banc, je vis les Princes s’approcher de moi et ils m’interceptèrent juste devant le banc, qui fut, dès que je m’arrêtai, prit par des poufiasses qui voulaient frimer devant les Princes. Ils m’éloignèrent du banc.

    -Comment tu fais ça ? me cria Sacha, émerveillé.

    -Comment je fais quoi ? m’étonnais-je.

    -Tu es en train de bouleverser la hiérarchie collégienne !! s’écria Jules.

    -Et c’est bien, non ? m’inquiétais-je.

    -Plutôt que c’est bien !! hurla le capitaine de foot.

    -Et en quoi je la bouleverse ? questionnais-je.

    -Et bah, les populaires invitent les filles qui ne sont pas populaires pour le bal, les filles pop, elles, elles sont en train de se ridiculiser sans qu’elles ne le sachent, en bavant à nos pieds pour savoir qui est la plus belles ! énonça Sacha.

    -Bah, c’est pas parce qu’on est pas populaires qu’on est nul, et c’est pas parce qu’on est « intello », ou « nul », ou « moche », ou « beau » qu’on doit avoir une place dans une hiérarchie qui est injuste ! Cette place, on doit la choisir et on doit prouver au monde que même les bollos sont biens et ont du talent ! défendis-je.

    -Tout à fait d’accord avec toi ! affirma le Prince Noir.

      Nous nous regardions longuement yeux dans les yeux, conscients d’avoir les mêmes envies de bouleverser les injustices et la même compréhension des exploits à accomplir. Mais Jules nous tira de notre dialogue invisible pour me prévenir que je passai. Du coup, je les quittai pour aller manger ! Qu’est-ce que c’était ? J’avais l’impression que tout mon corps frissonnait de bonheur ! Bizarre ! Bon, je pris mon plateau avec un plat et j’allai poser mon derrière sur une chaise. Attablée, je commençai mon repas. Récapitulatif, j’avais un peu changé le plan, mais bon, ça marchera pareil ! Les autres me regardèrent mais avec moins d’insistance que la veille. Les Princes passèrent devant moi et s’arrêtèrent.

    -On peut s’asseoir ici ? demanda Jules.

    -Bah…oui bien sûr ! acquiesçais-je.

    -Merci ! dit ce dernier.

      Ils s’asseyèrent et entamèrent leurs repas. Jules me regardait en souriant tandis que Sacha mangeait sans m’adresser un regard, inquiétée, je lui parlai.

    -Euh...Sacha...quand est-ce que je commence mon rôle de goal ? angoissais-je.

    -Euh...lundi ! répondit-il en me regardant puis rougissant.

    -Ah d’accord ! dis-je toujours inquiète. Il va bien.

    -Oui, oui, ne t’inquiète pas, il y a des jours où il est comme ça où il a l’air absent ! me rassura Jules.

    -Ah j’ai eu peur qu’il soit malade ! confiai-je.

    -Mais non, t’inquiètes ! m’apaisa-t-il.

      Rassurée, je terminai mon repas avec sérénité. Je pensai à mes plans, je ne savais pas si c’était bon ou mal de faire ce que je faisais. Si tout ça allait aboutir en quelque chose de bien. Je ne savais pas mais j’étais décidée à aller jusqu’au bout quelque soit la situation finale !! Dans mes pensées, quelque chose de doux venait tout apaiser, comme si quelqu’un ou quelque chose calmerait mes sombres pensées. Etrange ! Dans mes douces réflexions, quelqu’un me tira de mes songes, c’était Jules qui essayait de rentrer en contact avec moi !

    -Hey ho !! s’écria Jules.

    -Hein ! Euh…comment ? exprimais-je en revenant à la réalité.

    -Tu étais sur la Lune ! constata-t-il

    -Oh désolée ! m’excusai-je

    -C’est pas grave ! Je disais juste que c’est bien ce que tu fais ! déclara le Prince Blanc

    -Oh ! Euh…hein ? Quel fait ? demandai-je perdue

    -Celui de bouleverser la hiérarchie collégienne ! expliqua le délégué des délégués

      A ce moment précis, Sacha rougit et tourna la tête, quelque chose clochait, il se comportait bizarrement avec moi. Je hochai la tête en haussant les épaules pour répondre à Jules, puis je continuai à manger en pensant au comportement de Sacha. La seule chose qui aurait pu faire cet effet, c’est, oh, non ! Je ne voyais que l’amour ! C’était impossible que ce fut moi, avec mon titre, ma fonction de goal, les choses horribles que j’avais du leurs faire faire ! Puis tous le bordel que j’avais foutu dans leurs vies ! Non, c’était pas moi ! Mais ça devait être quelqu’un de mon entourage, pour qu’il fut content que les populaires aillent avec les non populaires au bal, c’était qu’il devait aimer quelqu’un d’inaccessible pour lui ! Vu qu’il était populaire, il devait apprécier une non populaire ! Vu qu’il n’osait plus me parler du plan, il devait avoir le béguin pour l’une de mes amies !! Mais qui ? J’allais essayer de le savoir !

    -Euh, Capucine, tout vas bien ? s’inquiéta Jules

    -Oui, oui, t’inquiète ! répondis-je en pensant à un plan pour découvrir l’amoureuse de Sacha. Dis-moi Sacha, que penses-tu de mes plans ?

    -Hein ? Euh…pardon ? s’exclama le concerné en rougissant.

    -Je te demandais juste ton opinion sur ce que je fais pour mes copines. questionnais-je

    -Et bah…bah…c’est bien ! dit-il en suant à grosses gouttes

    -Tu vas bien ? Peut-être que tu n’as pas envie que je le fasse parce que…euh…je sais pas moi, je touche peut-être à quelqu’un qui t’es cher ! Dis le moi si tu veux que j’arrête ! insistai-je très inquiète

    -Euh…no-on…c’est pa-as…ça…euh…con-ttiti-nu le…bégaya-t-il en regardant fixement Jules. Dé-dé-désolé !!

    -Sacha ! Tu vas être en retard pour le foot ! Allez file avant qu’ils s’inquiètent ! le sauva Jules

    -Oh oui ! Excusez-moi ! cria Sacha en se levant brusquement avant de partir plus vite que l’éclair 

    -Ne fais pas attention à lui, il est très bizarre ces temps-ci. Je crois qu’il est malade ! me rassura-t-il

    -Oh le pauvre, je l’ai mis dans tous ses états, quelle conne je suis ! pensais-je. Un maladie rare alors et incurable ! dis-je à voix haute en me levant et en regardant la porte

      Je sortis du self en pensant aux évènements qui venaient de se dérouler. Ce qui est sûr, c’est que j’avais touché un point sensible. Je n’avais pourtant citer aucun nom, donc le fait juste de parler du plan paraissait le bouleverser. C’était la preuve qu’il était épris d’une de mes amies ! Mais qui ?

     

     


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