• ~Une main de fer dans un gant de velours~

          J’étais au milieu de la pièce, une grande salle au plafond cathédral majestueux, avec d’énormes piliers de granite rose dont la tête était recouverte de sculptures détaillant l’histoire de l’édifice. Habituellement, l’espace était dégagé pour laisser place à une allée épurée menant à la lourde porte en chêne lazuré, mais en ce jour particulier, des tables avaient été placées à la va-vite recouverte de tout le nécessaire de préparation, le sol était souillée de poussière venant de l’extérieur et d’autres saletés que je ne pouvais identifier. Les femmes s’activaient, elles courraient d’un bout à l’autre de la salle, de sorte qu’on avait l’impression d’être dans une fourmilière. Elles portaient toutes une robe chemisier longue grise, la seule chose qui les différenciait était le ruban qu’elles portaient autour de leurs cous, chaque couleur désignait un rang, un métier, une fonction. Je faisais tâche dans cette atmosphère avec ma jupe renforcée noire, mon plastron en mitril et ma ceinture camel. Cependant, je ne m’en souciais pas, ce n’était pas le moment pour tergiverser sur ma tenue vestimentaire. Je repérais les hommes devant la grande porte, ils étaient en armure, et attendaient les ordres. Je le cherchais alors du regard, fébrile à l’idée de ce qu’il allait arriver, mais je ne le trouvai pas.

         Je me retournais afin de vérifier pour la énième fois mes arrières, mais mon regard fût happé par la silhouette qui descendait les escaliers. Je me fis une remarque interne en me disant qu’il avait été bien long, puis, j’en eu le souffle coupé en le détaillant. La réalité de la situation me plia en deux, il avait revêtu son armure et sa très caractéristique cape bleu. On pouvait ressentir d’ici sa prestance et son charisme, il avait le regard grave quand il détaillait ses hommes, je ne pouvais que le comprendre, l’heure était grave. Il me rejoignit et je ne pus le lâcher des yeux, personne se s’arrêta à son passage, j’avais l’impression d’être la seule qui ne pouvait plus bouger, la seule à ne plus avoir d’air quand il s’approcha de moi et me lança un sourire triste, peiné et attendri à la fois.

           - Tu es prête ? me dit-il.

    Je mis un temps avant de comprendre ce qu’il me disait, et mon cerveau se remit en marche. Non, je n’étais absolument pas prête, il me fallait une arme, et vite. Je regardais autour de moi, et vis un fourreau avec une fine épée sur une table, je me ruai dessus et l’attachai à ma ceinture, avec beaucoup de mal avant de retourner à ses côtés. Je sortis l’épée de son fourreau mais dans ma maladresse, je me fis une légère coupure à la main, je réprimais un gémissement en déclarant.

    - Je suis prête mon prince !

    Il rit en voyant ma maladresse et ma grimace, il me prit la main et fit un baiser sur ma blessure. Il me perturbait plus que d’habitude, peut-être était-ce l’approche de la bataille qui me tourmentait.

    -          Tu n’es pas prête ; souffla-t-il au creux de ma main.

    -          Mais si, je le suis, je suis juste nerveuse comme tout le monde, et puis, je me suis entraînée si dur que maintenant, je sais me servir d’une épée même dans le noir ! je ripostais.

    -          Ah oui ? il leva un sourcil en feignant de me croire. Tu ne m’as jamais battu, donc tu n’es pas encore prête.

    -          - Et alors, c’est pas grave que je ne t’ai pas vaincu, est-ce que tous tes soldats ont réussi peut-être ?

    -          Non mais c’est différent pour toi, et puis, cette épée n’est certainement pas adaptée à toi ! me réprimanda-t-il. De toute façon, tu ne seras jamais meilleure qu’à l’arc ! Toi, tu n’es pas fait pour le corps à corps mais pour les coups fourbes à distance ; sourit-il.

    -          C’est vrai mais…

    -          - Il n’y a pas de « mais », tu ne peux pas venir Erza ; dit-il fermement.

    -          Je veux venir ! Qui va te protéger si je ne viens pas ? je le suppliai.

    -          Tu crois que tous ces soldats sont là pour quoi ?

    -          - Oui peut-être, mais je te protège depuis que tu es tout petit !

    -          - Tu vas piquer ma fierté si tu continues ; railla mon prince aux cheveux bleus.

    Je servais le roi depuis que j’étais petite, à la base, j’étais une simple servante sans famille, mais je m’entraînais secrètement quand je voyais les gardes s’entraîner, par instinct de survie dans un premier temps, puis par admiration. Un jour, le prince m’avait surpris, et il m’avait fait entrer dans la garde. Depuis ce jour là, nous sommes amis, enfin, des sentiments plus forts se sont installés au fil des années, mais je ne les lui avais jamais révélés. Le roi avait fini par voir d’un bon œil notre amitié et de me nommer comme son garde du corps personnel.

    -          Ca n’empêche que je peux venir et je me battrais avec mon arc ! je complétais.

    -          Un arc ? Dans un champ de bataille, tu es suicidaire ma parole ! il rit mais cela ne me fit pas rire. Oh Erza, ce n’est pas seulement pour toi que je t’interdis de venir, mais il faut quelqu’un pour protéger les femmes ; il se radoucit en me touchant la joue doucement et me regardant tendrement.

    -          Je m’en fiche, je veux venir !

    -          - Ce que tu peux être entêtée quand tu veux ! il soupira. Les femmes sont très importantes, elles sont l’avenir de ce royaume, tu dois les protéger coute que coute. Surtout qu’elles seront très probablement les premières cibles des ennemis quand nous serons sur le front.

    -          - Oui mais… mon argument s’éteignit dans l’air tandis que je baissais les yeux, honteuse de faire un caprice, les larmes me vinrent quand je compris que je ne pourrais pas protéger le prince cette fois-ci.

    -          Ma chérie ; il murmura en me relevant le visage vers lui. Ne pleure pas, je t’en supplie ; dit-il avec une infinie tristesse dans la voix. Je vais revenir !

    -          - Je… je...

               - Je sais… dit-il en devinant encore une fois mes pensées. Mais tu ne peux vraiment pas venir, je ne pourrais pas me concentrer pleinement si je sais que tu es là et que tu risques de te faire tuer à tous moments. Contre moi l’idée que tu sois faible, c’est faux, mais le risque zéro n’existe pas pendant une guerre.

    Il essuya mes larmes avec ses pouces et plongea ses yeux dans les miens tendrement. Il murmura pour une seconde fois qu’il allait revenir avant de poser ses lèvres sur les miennes. Ce fut tellement soudain que j’en oubliai de fermer les yeux. Puis mes mains plongèrent d’elles même dans sa tignasse saphir. Il mit les siennes sur me hanches et me rapprocha de lui tout en intensifiant son baiser, comme si c’était le dernier. Je fermais mes paupières et m’abandonnais à ses douces lèvres. Quand il se décala pour reprendre son souffle, je croisai son regard émeraude.

    -          Jellal ; je murmurais.

    -          Erza ; il me répondit.

    Nos deux noms flottaient dans l’air tandis qu’il se retournait pour aller vers ses hommes. Il ne se retourna pas, et je compris que s’il le faisait, il hésiterait et prendrait la mauvaise décision. Il motiva ses troupes, monta sur son cheval et prit la tête de l’armée pendant que je pleurais toutes les larmes de mon corps.

    Quand ils ne furent que des petites tâches à l’horizon, mon cerveau ressassait le dernier ordre qu’il m’avait donné. Je séchais mes larmes et me retournais vers la fourmilière qui s’était arrêtée au départ des soldats. Je les regardais avec détermination et déclarais d’une voix forte et ferme.

    - Allez il faut qu’on s’active, nous allons prendre siège dans la salle des trésors, c’est la pièce la plus sûre de ce palais. Prenez des vivres, des couvertures et de quoi survivre pendant un petit moment ! Je veux que toutes les femmes qui savent se servir d’une épée, d’un arc ou des deux restent ici. Nous allons monter une garde de la citadelle !

    - A vos ordres ! me répondirent les femmes au garde à vous.

    Les femmes qui correspondaient à la demande que j’avais formulée se regroupèrent devant moi, nous étions une bonne trentaine, assez pour pouvoir protéger la citadelle. J’envoyais un groupe de cinq personnes chercher des armes dans l’armurerie, avec la vaine que j’avais, elles venaient de refaire l’inventaire de l’armurerie donc elles savaient exactement ce qu’il fallait et où était le butin. Deux du groupes partirent préparer des chevaux afin d’emmener une petite cohorte à la porte de la ville pour surveillé et pour aller chercher d’autres vivres.

    Le reste de mon groupe allaient aller préparer nos quartiers généraux dans la chambre du prince, qui avait une vue magnifique et stratégique sur la voie principale de la ville, et elles préparèrent également le chemin de ronde. Tandis qu’elles avaient leurs tâches et qu’elles savaient ce qu’elles devaient faire, j’excluais une jeune femme et lui fit parvenir une requête personnelle qu’elle s’empressa d’accepter, puis j’accompagnais le reste des femmes de ce château dans la salle du trésor qui possédait qu’une sortie connue de tous, la porte d’entrée, et une porte secrète, connue du roi, du prince et de moi-même.

    Après quelques heures à tout regrouper, toutes les femmes, les enfants ainsi que les vieilles personnes étaient dans la salle du trésor. Je leurs indiquais les précautions à avoir, je leur dis que je viendrais tous les jours voir comment ça se passait et donner des vivres s’il en manquait, mais normalement ce ne sera pas le cas. Par la suite, nous refermâmes la porte et la camouflâmes derrière une imposante armoire en acajou. Je montais dans la chambre du prince, où je fus assailli de souvenirs d’enfance, avant de voir les femmes-soldats au garde-à-vous qui attendaient mes ordres. Je prévenais qu’il y aurait une ronde pour avoir une surveillance à chaque minute, et expliquais mes stratégies. A la fin de mon discours, elles partirent chacune à leur poste, sauf une qui se positionna devant moi.

    -          Voici ce que vous m’avez demandé mademoiselle !

    Elle me tendit mon arc et mon carquois, je souris en le prenant et le positionnais dans mon dos. Jellal me l’avait offert quand j’étais devenue son garde du corps personnel, je le chérissais du profond de mon cœur. Je la remerciais et la congédiais avant d’aller faire un tour de ronde. Si l’ennemi devait attaquer, il le ferait de nuit, là où on était sensé être vulnérable, mais ce ne sera pas le cas. Mes femmes étaient prêtes, elles se tenaient vaillamment devant les fenêtres à l’affut de n’importe quels mouvements inhabituels. Nous n’avions pas à nous inquiéter des habitants, le prince avait proclamé l’état de guerre et il leur avait ordonné de se terrer dans les sous-sols de leurs maisons avec le maximum de vivres qu’ils avaient. Si la bataille durait plus d’un mois, nous avions convenu d’aller voir comment ils allaient.

    Pendant deux semaines rien ne se passait, les femmes géraient parfaitement leurs rondes et ne se fatiguaient pas trop. Ceux qui étaient dans la salle aux trésors avaient créé une activité collective pour ne pas mourir d’ennui. Je n’avais aucune nouvelle du front, mais je pressentais que le prince était vivant. La nuit était tombée depuis quelques heures, mais le sommeil ne venait pas, alors je déambulais dans les appartements du prince. J’arrivais à son bureau qui était accolé à sa chambre, je regardais la pièce sombre. Elle était simple, avec juste une grande bibliothèque et un bureau, à l’image du prince.

    Je m’approchais de ce dernier, il avait tout rangé, comme s’il savait qu’il n’allait pas revenir de sitôt. J’effleurais l’acajou vernis et mon regard se posa sur une photo. Elle nous représentait, Jellal et moi, quand nous étions petits. Je me rappelle de ce souvenir, nous venions de passer la journée dans la forêt à apprendre à nous défendre à l’épée alors que nous n’avions pas le droit. Le soir, nous nous étions fait rouspétés mais Jellal avait rit tandis que je boudais, c’était à ce moment que le roi avait pris la photo en nous surprenant. Je souris et tendis ma main pour toucher l’image mais je fus coupée par le groupe de femme de garde qui échangeait avec le prochain groupe.

      Je m’approchais de la fenêtre pour scruter les environs, l’œil vigilant. Alors qu’il ne me semblait que percevoir les ombres des bâtiments sous la lune pleine, je vis un mouvement furtif, je mis deux secondes à réagir avant de me ruer dans la pièce d’à côté.

    -          DEBOUT TOUT LE MONDE, ON EST ATTAQUE !!!!!!! je criais.

    Les femmes se levèrent brusquement et s’activèrent, tandis que je courus vers le chemin de ronde, c’est-à-dire à l’étage du dessus. Je pris mon arc et mes flèches, en arrivant, les femmes de garde étaient surprises quand j’allumais le flambeau signifiant l’attaque. Je me doutais qu’il s’était passé quelque chose à la porte pour qu’aucun signal ne soit déclenché de leur côté. A la vue du flambeau, les ennemis ne se cachèrent même plus, terrible erreur. Il y avait trois ennemis dans chaque ruelle adjacente à la rue principale. Malheureusement pour eux j’avais déjà prévu cette stratégie, les femmes-soldats qui étaient en embuscade dans les ruelles les assaillirent. Celles qui étaient à mes côtés, en garde, finirent d’achever les derniers qui arrivaient à passer. Malgré cela, le groupe de la rue principale étaient plus nombreux et toutes mes filles étaient occupées.

    Je regardais rapidement si toutes s’en sortaient et ce que je vis me rassurais. Je pris alors une flèche et visais sans perdre mon sang-froid. Il y en avait cinq, cinq pour moi toute seule, je devais prouver que j’étais digne de me faire surnommer « Titania, la flèche étincelante ». Je lâchais la corde et un premier ennemi tomba à terre. Sans attendre, je pris une seconde flèche, visais une deuxième fois et achevais un second ennemi. Ainsi, je mis à terre quatre adversaires, mes soldats finissaient également de leur côté mais il me restait le dernier qui filait plus vite que les autres. A cette allure, il arriverait à la porte du château avant que ma flèche ne l’atteigne.

          Sans hésiter, je rangeais mon arc et courus vers la tyrolienne que nous avions installé en prévention. Je descendis à vive allure la corde tendue, et quand j’arrivais à hauteur du nuisible, je sortis mon épée et lui infligeais un grand coup de mon fourreau qui le fit tomber de son cheval. Les femmes-soldats qui étaient en charge de garder la porte l’assaillirent sans qu’il est le temps de riposter.

    -         NE LE TUEZ PAS ! je leur ordonnais.

    Je marchais lentement vers l’otage, et devant lui, je lui mis l’épée sous le cou. Celle-ci brillait sous la lumière de la lune. Je croisais le regard de l’autre, et quand il remarquait à qui il avait affaire, son visage pris une teinte d’horreur et d’effroi.

    -          Pour qui tu travailles ? je lui dis calmement, mais il ne me répondit pas. Réponds ou meurs !

    -          Vous êtes la «Titania, flèche étincelante » celle qui tire tellement vite ses flèches, qu’on ne voit que leur étincelle.

    -          - Ce n’est pas ce que je t’ai demandé ! je rapprochais la lame de sa gorge.

    -          Ok, ok, ne me tuez pas, je travaille pour le roi du royaume d’en face.

    -          - Le roi ; je répétais. Qu’est-ce que vous voulez ?

    -          - Je ne sais pas, nous ne sommes que des mercenaires !

    -          - Vous savez bien ce que vous veniez chercher ! le menaçais-je.

    -          Euh…oui…la princesse !

    -          - La princesse ? s’étonna celle qui le retenait.

    Je souris avant de faire un signe à mes femmes-soldats qui signifiait qu’elles pouvaient l’achever. Je me retournais pour rentrer dans la forteresse avec pour fond sonore le dernier cri du malheureux qui a voulu souiller mon royaume. Je montais directement rassurer tout le monde, et j’envoyais un groupe de cinq personnes vérifier ce qu’il s’était passé à la porte d’entrée. Après cela, les femmes retournèrent se reposer, bien que le sommeil eut du mal à être trouver. Pour ma part, je partis m’asseoir sur le bureau de Jellal, tout en souriant, je m’endormis la tête sur la table en pensant au beau bleu.

    Je passais une très bonne nuit, j’étais en plein rêve de mon enfance quand je me fis secouer violement. J’ouvris brusquement les yeux et tombais sur une des femmes qui avait le sourire jusqu’aux oreilles. Je la regardais avec incompréhension.

    -          Ils sont là ! elle me dit.

    Je mis du temps à comprendre ce qu’elle me disait. Qui ça « ils » ? Puis j’eus une illumination, je me levais brutalement et ordonnais aux femmes de libérer tout le monde, elles me dirent que c’était déjà fait. Dehors, il y avait foule d’habitants qui étaient sortis de leur cachette, puis au centre, une troupe de chevaux et de soldats avançaient vers le château. Je courus aussi vite que je pus à la grande porte et quand j’arrivais, la troupe mené par le prince était pratiquement arrivée. Je me positionnais en garde-à-vous en les regardant arriver. Mes femmes-soldats firent de même, et les larmes pointèrent aux coins de mes yeux. Il avait tenu sa promesse. Dieu ce que j’avais envie de lui sauter dessus et de lui dire que je l’aime.

    Le valeureux cheval blanc s’avança vers moi, et je croisai enfin son regard vert quand l’équidé s’arrêta à mes côtés. Il descendit de l’animal et se mit face à moi en souriant doucement.

    -         Tout s’est passé comme prévu mon Altesse !

    Alors que je finissais ma phrase, toujours au garde-à-vous, les larmes coulèrent sur mes joues. Il tendit une main pour les effacer puis me prit dans ses bras. Je ne pouvais plus me retenir, je pleurais toutes les larmes de mon corps, et mes jambes cédèrent sous mon poids. Nous nous retrouvâmes à genoux au milieu d’une foule qui acclamait Jellal, pourtant, j’avais l’impression que nous étions que tous les deux.

    -         Je suis revenu… il me soufflait.

    Je hochais la tête en pleurant encore plus, j’étais soulagée, il était là devant moi. Il me repoussa doucement et plongea son regard émeraude dans mes yeux tout en essuyant les larmes qui dévalaient mon visage. Il me sourit et me regarda avec encore plus d’intensité.

    -          - Je t’aime ; il chuchota.

    Je voulus répondre mais ses lèvres me barraient déjà la route. Jellal m’embrassait avec une passion intense. Je répondis avec la même fougue et la même tendresse. Dieu ce que je l’aimais, comment j’avais pu vivre toute une vie sans profiter de ses lèvres si douces et si rassurantes. Malheureusement nous dûmes nous séparer pour respirer.

    -         Je t’aime aussi ; je lui répondis dans un murmure.

    Il me sourit mais notre bulle éclata quand la foule s’excita et applaudit en criant « Longue vie au roi ! », « Longue vie à la reine ! ». Je rougis furieusement en me rendant compte que nous nous étions embrassés en plein milieu de la foule. Jellal rit et me releva en me gardant près de lui, une main entourant mes hanches.

    Il était vrai qu’il allait être sacré roi puisque la guerre était finie grâce à notre stratagème. Cette guerre contre le royaume voisin qui avait pris la vie de notre roi. Nous le savions depuis le début, le roi du pays d’en face était très jaloux de notre royaume, alors il avait tout simplement décidé de s’en emparer. Seulement, après leur échec qui avait quand même pris la vie du roi. Jellal avait décidé de riposter, mais pas par la force, bien qu’il savait qu’il allait y avoir une bataille pour camoufler ce que nous allions faire. Après quelques mois de recherches et d’espionnage, nous avions trouvé le point faible du roi ennemi, et nous avions décidé d’en profiter.

    Ainsi nous avons fait courir la rumeur dans tout le monde que Jellal allait se marier et être sacré roi en même temps, et que cette princesse était l’héritière d’un puissant empire voisin. Cupidité et ambition ont fait que le roi a envoyé ses mercenaires pour enlever la princesse qui n’existait pas. Et ce sont ses mêmes mercenaires qui l’ont mené à sa perte. Nous avions des espions infiltrés dans leur guilde de mercenaires et ils ont réussi à participer à leur opération d’enlèvement. Ainsi après l’échec de cette dernière, ils sont rentrés dans la guilde en faisant mine que nous les avions laissé sauf pour prévenir de leur défaite. Or nos espions ont rétabli la vérité sur la princesse et on accentué sur le fait que le roi leur avait menti.

    Donc le groupe de mercenaires se rua au palais et tua le roi qui ne s’y attendait pas, tandis que son armée était sur le champ de bataille. Le prince fut épargné mais il ne représentait pas un danger, notre royaume l’avait tellement traumatisé qu’il ne tenterait rien pendant des années. Ainsi nous savions dès le début que nous allions gagner cette guerre, la seule incertitude que nous avions était de savoir si Jellal s’en sortirait sain et sauf. Mais son entraînement avait finalement payé, et celui-ci se tenait fièrement à mes côtés.

     

    Finalement, c’était main dans la main que je rentrais dans la palais avec Jellal, mon prince, mon roi, mon meilleur ami et mon futur époux, suivi des soldats qui retrouvaient gaiement leurs femmes et la foule qui fêtait notre victoire. Des temps paisibles attendaient le royaume que j’aimais et que je chérirais jusqu’à mon dernier souffle.

    ~Une main de fer dans un gant de velours~


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  •  Lucy Heartfilia souffla un coup, elle avait réussi à faire comprendre à la grande Mirajane Strauss que Luxus Drear l'aimait. Ce qui signifiait pour elle : plus de représailles. Un sourire se dessina sur ses minces lèvres roses mais quand elle croisa le regard empli de cruauté de la démone, elle sentit une frisson lui parcourir le dos.

    -C'était fini, n'est ce pas ? se rassura intérieurement la blonde. Elle n'a plus aucune raison de m'en vouloir.

    -Yo Lucy ! entendit-elle.

      Elle reconnut la voix fluette d'Happy, et elle se retourna pour effectivement le retrouver avec son partenaire de toujours, Natsu. Ce dernier la reluqua de la tête au pieds. Lucy le regarda avec un regard interrogatif.

    -Tu as retrouvé tes habits ! remarqua le rose.

    -Ah, euh... oui... rougit la visée.

    -Ça été ta mission ? demanda innocemment Happy.

    -Hum, oui enfin j'ai presque rien fait mais de toutes façons ce n'était pas le but ; rigola-t-elle.

      Elle croisa alors le regard vert de son nakama et y décela quelque chose de nouveau mais elle ne comprenait pas, une intense étincelle brillait dans son regard, elle en fut intimidée. Puis il détourna le regard vers un point dans son dos.

    -C'est cool pour toi, Mira ! s'exclama le dragon slayer.

    -Oh oui, ça tu l'as dit ! Heureusement que nous avons été aidé ; ajouta la blanche en lançant un regard appuyé sur la constellationniste.

    -Hein ? dit Natsu sans comprendre.

    -Je suis sûre que tu as compris Natsu, enfin je vous laisse les amoureux ! salua-t-elle.

      Lucy rougit furieusement à l'entente de ce surnom. Complètement gênée, elle déclara en regardant ses pieds.

    -Hum, je vais rentrer, je suis un peu fatiguée. Salut !

      Elle prit le chemin de son appartement en longeant les quais. Un homme lui lança de faire attention à elle, ce à quoi elle répondit vaguement, perdue dans ses pensées. Elle ressassait ce que Mirajane avait dit. Lucy savait parfaitement qu'elle aimait Natsu, au début, elle ne ressentait que de la simple amitié avec lui. Mais lorsqu'il était parti pour sa "grande aventure", elle avait ressenti un manque immense et une tristesse absolue. Alors elle se rendit compte de ses sentiments, trop tard. Mais quand elle l'a retrouvé, elle fut envahi de pleins de sentiments qu'elle cachait en elle parce qu'elle savait que Natsu ne ressentait pas le quart de ce qu'elle éprouvait.

      Elle souffla un bon coup, et rentra dans son appartement, où elle partit prendre une douche. Elle resta longtemps sous les puissants jets qui détendaient ses muscles tendus. Quand l'eau fut froide, elle attrapa une serviette qu'elle enroula autour de sa taille avant d'aller chercher dans sa pièce de quoi s'habiller. Alors qu'elle farfouillait dans ses tiroirs, elle entendit un bruit venant de derrière elle, elle se retournait prête à ouvrir une porte, mais tout ce qu'elle trouva, fut son nakama, rouge comme une tomate et avec des yeux ronds de surprise.

    -Natsu !!!! Tu ne connais pas les portes !!!! s'indigna la blonde.

    -Je ne savais pas que Grey avait déteint sur toi ; dit-il en détournant les yeux.

    -Quoi ?

      Il lui lança un regard et redétourna les yeux. Lucy suivit son regard et découvrit une serviette à ses pieds.

    -KYAAAAAAAAA !!!! C'EST DE TA FAUTE !!

      Elle s'enfuie dans la salle de bain où elle remit ses vêtements de la veille. Dans son mouvement pour se protéger, elle avait lâché la serviette.

    -Bon Dieu, Natsu m'a vu toute nue depuis le début !!! hurla intérieurement la constellationniste.

      Elle ressortit les joues rouges et fut surprise de voir que Natsu avait disparu. Un sentiment de déception envahit son être mais elle continua tout de même ce qu'elle faisait. A vrai dire, ce n'était pas la première fois qu'il la voyait comme ça mais en temps normal, il ne réagissait pas de cette manière. Enfin bref, Lucy laissa cette idée de côté et partit se coucher. 

      Le lendemain, Lucy se réveilla grâce au rai de lumière qui traversait ses rideaux. Elle grogna en se retournant, son lit était vide. Elle se leva brusquement et regardait tout autour d'elle, un peu paniquée. Elle se demandait où pouvait bien se cacher Natsu, qui avait pour habitude de s'incruster dans son lit quand elle dormait. Mais il n'était pas là, ce qui perturba la blonde. Elle se leva sonnée, s'habilla et partit pour la guilde où elle comptait déjeuner. Elle entra dans sa maison familiale et fut d'autant plus surprise de la voir calme. Natsu n'était pas là non plus.  Lucy paniqua complètement alors, elle se dirigea vers Mirajane avec précipitation. La blanche voyant sa panique s'inquiéta de suite.

    -Mirajane ! Est ce que tu sais où est Natsu ? demanda la constellationniste avec empressement.
    -Il est parti en mission ce matin ; répondit-elle. Tout va bien Lucy ? 
    -Il est parti vers où et quand ? paniqua-t-elle en ignorant sa question. 
    -Et bien, sa mission était à Hargeon, il y a à peine une heure. Il doit être dans le train ou à l'attendre. Mais tu n'as pas répondu à ma question !

      Lucy esquiva de nouveau sa question et courut vers la porte de la guilde bousculant au passage Grey et Levy, qui crièrent son nom quand elle passait la porte. Elle courut à en perdre son souffle, même avec les poumons en feu, elle continuait. Une boule s'était formée dans son ventre, elle était apeurée de voir l'homme qu'elle aime partir de nouveau. Quand elle arriva à la gare, elle s'accorda un temps pour reprendre son souffle, les gens autour d'elle la dévisageaient mais elle n'en avait que faire. Elle reprit sa course en arpentant du regard la foule à la recherche de la tignasse rose. Mais elle ne le trouva point. Elle alla alors au guichet et demanda à la vendeuse quand le dernier train pour Hargeon était passé. Elle eut la réponse qu'elle redoutait, il y a à peine vingt minutes, Natsu avait embarqué pour la ville portuaire. 

      Lucy prit un billet pour le prochain train et attendit avec désespoir pendant une heure dans la gare. Elle ne voulait pas que l'histoire se répète une seconde fois, elle ne pourrait pas tenir une année de plus sans lui. Surtout qu'elle n'avait jamais pu lui dire qu'elle l'aimait et qu'elle n'était pas sûre de le revoir s'il repartait dans ces missions dangereuses ! Le train arriva alors dans la gare et elle y entra avec désespoir. La vue de la blonde se brouilla, elle se sentait terriblement seule. Mais sa peine fut apaisée par le sommeil qui l'emporta dans ses bras.

      Elle se réveilla en sursaut à cause des hauts parleurs qui annonçaient l'arrivée du train. Elle se leva difficilement et sortit. Elle souffla en regardant le ciel et pria le roi des étoiles de l'aider à le retrouver. Pleine d'assurance, elle se lança à la recherche de son nakama. Elle demanda aux passants s'ils avaient vu un jeune homme au cheveux roses, mais en vain, il y avait tellement de monde à Hargeon que personne ne l'avait vu. Elle erra telle une âme en peine à travers la ville pour arriver à un parc qu'elle connaissait bien, elle s'assit sur le banc et pleura à chaude larmes. C'était perdu d'avance selon elle, il était parti sans lui dire un mot encore.

      Alors que les larmes n'arrêterèrent plus, elle entendit entre ses sanglots un groupe de femme passer devant elle.

    -C'est pas vrai, il est vraiment là ? demanda une première femme. 
    -Oui c'est son grand retour ! Et il est toujours aussi beau ! continua une deuxième.  
    -En même temps, Salamander est toujours le plus beau ! rit la dernière.

      Le cerveau de Lucy cessa de fonctionner pendant deux secondes avant de réellement  comprendre ce que disaient ces femmes. Elle se leva, les yeux pleins d'espoir, malgré le mascara qui devait couler sous ses yeux.

    -Excuse-moi ; les femmes se retournèrent et la dévisagèrent de la tête au pied. Vous avez dit "Salamander"
    -C'est pas bien d'écouter les conversations ma petite ! ricana la première, une blonde décolorée. 
    - est-il ? dit Lucy au bord de l'hystérie. 
    -Pourquoi tu veux le savoir ? Salamander n'aura que faire d'une pimbêche comme toi ! railla la dernière, une brune qui mâchait un chewing gum. 
    -Où est-il ????? hurla-t-elle en faisant appel sans s'en rendre compte à son pouvoir. Les femmes réculèrent l'air apeuré. J'AI DIT OÙ EST-IL ???
    -D-d-d-devant l'église sur le parvis ! Ne nous faites pas de mal ! s'exclame la deuxième femme, une petite brune, en passant ses bras devant ses yeux en instinct de protection.

      Lucy n'avait que faire des sentiments qu'éprouvaient ces jeunes femmes. Elle se dirigea en courant du plus vite qu'elle le pouvait vers le lieu indiqué, le coeur gonflé d'espoir. Lorsqu'elle arriva sur le parvis. Un attroupement de personne étaient sur la place. Lucy sourit voyant ce spectacle, elle espérait que Natsu avait fait une énième bataille qui attirait les badauds. Elle traversa la foule en jouant des coudes pour arriver au centre de foule.

    Quand elle découvrit ce qu'il s'y passait, une rage intense l'envahit.

    -Comment peux-tu... s'enragea la jeune fille.

      Elle avança avec une détermination et une haine sans limites, elle sortit sa clef du taureau et invoqua Taurus. Voyant l'éclat de colère dans les yeux de sa maîtresse, le boeuf s'abstint de tout commentaire habituel sur sa poitrine généreuse.

    -Qu'est-ce qu'il vous arrive ma douce jouvencelle ? dit d'une voix charmeuse un homme au cheveux bleus avec un "x" tatoué au dessus de l'oeil droit. Il montre sa main où une bague rouge étincelle.  
    -Tu ne m'auras pas cette fois, Bora ; lança la blonde. Taurus vise sa bague ! 

      Le taureau s'élança et trancha d'une facilité déconcertante, la bague avec le rubis en deux morceaux. Le sort qui retenait prisonnières toutes les femmes autour de lui se brisa d'un coup, et lorsqu'elles se rendirent compte qu'elles avaient été manipulé, l'usurpateur se retrouva en face d'une demi-centaine de mécontentes qui voulaient sa peau.

    -Cela fait deux fois que tu fais le coup ! intervint la constellationniste. Tu as sali la réputation de Fairy Tail et tu vas le payer ! Taurus ! Envoie-le en enfer !

    -Avec plaisir ma meuuugonne !

      Le boeuf s'élança et frappa du flanc de sa hache pour sonner l'usurpateur, l'esprit prit position sur sa jambe arrière pour prendre de l'élan, et lança de toutes ses forces son arme dans son adversaire. Celui-ci fini encastrer dans le mur de l'église, complètement KO. 

    -Et tâche de ne plus jamais reprendre le nom d'un des plus grands et forts mages de tout Fiore ! hurla Lucy avant de se retourner pour quitter les lieux.

      Alors qu'elle s'apprêtait à déguerpir, avec un sentiment de satisfaction, elle ouvrit les yeux et tomba nez à nez avec la personne qu'elle voulait le plus voir. Un air de surprise la figea dans son geste.

    -C'est pas cool de piquer ma mission, Luce ! sourit Natsu de son éclatant sourire qui dévoilait toutes ses dents.

      Lucy resta quelques secondes de marbre, puis quand l'information monta à son cerveau, elle avança d'un pas décidé vers son nakama, complètement furibonde. Quand elle fut devant lui, elle lui mit une claque monumentale.

    -NON MAIS CA VA PAS DE ME FAIRE UNE FRAYEUR PAREIL !!!!!! cria-t-elle.

      Tant de sentiments se confondaient en elle, qu'elle ne savait pas comment gérer les choses et elle se mit à pleurer toutes les larmes de son corps. Dans un geste de désespoir, elle s'élança dans les bras de son camarade, sanglotant contre son torse.

    -J'ai vraiment cru que tu étais reparti ; elle dit à travers ses sanglots. Tu es vraiment un idiot ! continuait-elle en le frappant sur le torse, jusqu'à ce que sa main soit stoppé et qu'elle relève le regard vers celui qu'elle aimait.

    -Je suis désolé, j'avais besoin de réfléchir, je ne voulais pas t'inquiéter ; soupira-t-il ; je ne te laisserais plus jamais ma Luce, je tiens beaucoup trop à toi ; confiait le rose.

    -Moi aussi, mais j'ai eu peur que je ne puisse jamais te le dire et que je ne puisse plus jamais te revoir ! ; gémit la blonde tandis que l'autre lui prenait le visage entre son pouce et son index.

    -Je serais toujours là dorénavant ! 

      Il la regardait avec une douceur infinie, ce qui apaisa aussitôt la jeune fille. Natsu se perdit quelques instants dans les noisettes de la demoiselle avant de plonger vers elle et de sceller leurs deux bouches, en un baiser doux et plein de tendresse. Lucy fut surprise mais elle ne laissa pas ce sentiment tout gâcher, et répondit à l'invitation de son ami. Lorsque les deux se détachèrent à bout de souffle, le mage de feu posa son front sur celui de sa compagne.

    -Je t'aime, Lucy, c'est pour ça que je suis venu ici, pour me resouvenir de notre rencontre et comprendre les sentiments que j'ai à ton égard ; avoua le rose. Et c'est drôle mais tout se passe comme la première fois ! Sauf que tu as battu ce connard, et avec mes paroles qui plus est ! sourit son nakama.

      La blonde rougit, elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle avait dit exactement ce que Natsu avait dit la première fois qu'ils avaient battu Bora. Natsu se rapprocha de l'oreille de son amie pour lui susurrer quelques mots.

    -Alors comme ça, je suis le plus grands et le plus forts de tous les mages de Fiore, c'est flatteur ; railla-t-il.

      Lucy, au comble de la gêne, le repoussa en le réprimandant. Mais leurs ébats légers furent de courte durée car la garde arrivait, Natsu rigola de cette similarité et embrassa sa douce avant de lui prendre la main et de s'enfuir. Le tout nouveau couple rentra à Magnolia, et les autres eurent la surprise de découvrir leur toute nouvelle relation, bien que ce n'était plus un secret pour quelques uns de la guilde, ainsi, ils firent de nouveau la fête pour célébrer cette nouvelle. Lucy apprit plus tard que tout avait été manigancé par la démoniaque Mirajane Strauss, d'où son regard machiavélique lorsque Lucy était rentrée de sa mission en compagnie de la démone et du mage des éclairs.

    ~FIN~

     


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  • Dans la grande guilde de Fairy Tail débute une journée normale de printemps. Encore calme en ce début de matinée, peu de membre était arrivés. Une jeune femme blonde entra dans la guilde avec un grand sourire en disant "bonjour" à tout le monde. Elle s'assit à sa place au bar où Mirajane vint à sa rencontre.

    -Bonjour Lucy, un jus ? dit-elle sèchement

    -Oui s'il te plaît.

    Elle le prépara et le posa violemment devant Lucy. Cette dernière regarda autour d'elle et distingua le problème, elle soupira en le voyant et se retourna vers Mirajane qui la regardait noir. Lucy en avait assez de ce petit manège entre Mirajane et lui, elle soupira de nouveau et but son verre d'une traite. Lévy la rejoignit peu de temps après avec, comme toujours, un livre à la main.

    -Bonjour Lucy-chan ! dit-elle avec un grand sourire.

    -Bonjour Lévy ; répondit lasse son amie.

    -Ça va ? demanda inquiété la bleue.

    -Mouais...

    -Qu'est ce qu'il y a ?

    Lucy montra Mirajane d'un coup de tête et comme elle racontait tout à sa meilleure amie, cette dernière comprit aussitôt.

    -Je ne sais pas quoi faire ?

    -Hum... je sais pas moi non plus ; répéta Lévy en prenant son livre. Quoique je pense avoir une idée ?

    -C'est vrai ? lança Lucy avec espoir.

    -Comme dans les livres, il faut aider les protagonistes à se rendre compte de leurs sentiments réciproques.

    -Ouais mais comment ?

    -Hum... Les yeux de Lévy brillaient d'un lueur de génie. Rend la encore plus jalouse !

    -Quoi ? Mais ça va devenir invivable !

    -C'est peut être le prix de ta tranquillité.

    -Ouais tu n'as pas tord. Qu'est ce que je dois faire ?

    Elles discutèrent encore pendant quelques moments de leur plan et lorsqu'elles eurent fini, elles se séparèrent avec un sourire malicieux sur leur visage. Lucy rentra chez elle, où elle revêtit une tenue assez, euh, special. Elle mit un débardeur rose très moulant avec un décolleté très affirme et un mini short en jean. Elle se maquilla et boucla ses cheveux avant de retourner dans son salon récupérer ses affaires.

    -Ouah, purée Lucy, il t'es arrivé quoi ? dit une voix.

    Lucy leva les yeux et trouva son nakama.

    -Ah c'est toi Natsu ; rougit -elle. Euh rien, une envie de changement. Bon j'y vais ; lance-t-elle gênée.

    Elle ne s'attendait pas à voir Natsu dans cette tenue mais bon, peut importe dans quelques temps, tout cela sera terminé. Elle franchit pour la deuxième fois la porte de la guilde mais cette fois-ci, il y avait beaucoup plus de monde. Lors de son entrée, les membres s'arrêtèrent en pleine action et dévisagèrent la jeune constellationniste. Elle rougit violemment, et pensai qu'à une seule chose, s'enfuir, puis, elle vit Mirajane au bar qui la regardait encore plus noir, et alors, elle se remotiva et alla au bout de son plan. Elle s'assit à côté du grand blond, qui la reluquait d'un air blasé.

    -Qu'est-ce que tu fais, la blonde ? demanda Luxus.

    -Je m'incruste.

    -Ouais bah, moi, je veux que tu dégage ! grogna-t-il.

    -Rooh Luxus ! Je veux t'aider, alors laisse-moi faire !

    -M'aider ?? Mais j'ai pas besoin d'aide !

    -Oh que si !

    Elle se rapprocha de son oreille en se collant contre lui, et lui chuchote à l'oreille.

    -Je sais tout pour Mirajane, et j'essaie qu'elle se rende compte que c'est réciproque.

    -QUOI ?? Mais de quoi parles-tu ? rougit-il (oui, oui, il a rougi)

    -Tu sais très bien de quoi je parle et si tu ne me crois pas, regarde là maintenant et rien que son état te le prouve.

    En effet, Mirajane s'était enveloppé d'une aura noire surpuissante. Lucy se leva de sa chaise avant de faire un bisou sur la joue de Luxus, qui était ébahi devant la révélation de la jeune blonde. Puis cette dernière se dirigea vers le tableau, où elle prit une mission par trop difficile. Elle inspira profondément et elle se dirigea vers le bar où Mirajane la fusillait du regard.

    -Je veux faire cette mission Mirajane.

    -Très bien, dit-elle froidement ; bon vent ; continua-t-elle en marmonnant.

    -Avec Luxus !

    -Qq...

    Lucy avait déjà tourné le dos à la blanche lorsqu'elle l'entendit dire.

    -Je viens avec vous !

    -Ah bon ? se retourna la constellationniste avec un air innocent. Mais pourquoi ?

    -Parce que j'ai besoin de me dérouiller un peu !

    -D'accord, très bien, comme tu veux, on part dans une heure. Compris Luxus ?

    Le concerné regardait Lucy avec de grands yeux et hochait la tête. Lucy retournait à son appartement où elle préparait sa valise.

    -On part en mission Luce ? demanda son très reconnaissable nakama.

    -Moi oui mais pas avec toi !

    -Quoi ? Mais tu pars avec qui ? s'interrogea Happy.

    -Avec Luxus et Mirajane.

    -Luxus et Mirajane, c'est bizarre ! dit-il.

    -Oui mais c'est comme ça !

    -Et tu compte y aller dans cette tenue ? demanda Natsu.

    -Bah oui ! Vous comptez me faire passer un interrogatoire, je fais ce que je veux de toutes façons !

    -Lucy ? demanda le petit chat bleu innocemment.

    La blonde qui venait de finir sa valise, sortit de chez elle, et se dirigea vers la gare, elle était extrêmement gênée face à Natsu. Il avait rien dit à part la remarque sur sa tenue, pendant tout le temps qu'il avait été là, il n'avait fait que la regarder en silence. Enfin, la blonde ne se laissa pas prendre par ses sentiments et se concentra sur son plan, elle alla directement à la gare où elle retrouva Mirajane avec sa valise. Elle lui lança un regard venimeux avant de lui tourner le dos, Lucy prédit qu'elle allait passer la pire de toutes les missions qu'elle avait fait ! Luxus arriva en même temps que le train arriva en gare. Ils entrèrent tous les trois dans le wagon. Lucy et Luxus se mirent côte à côte, tandis que Mirajane s'installa en face d'eux. La constellationniste priait pour que ce qu'elle et Levy avaient manigancé fonctionne, sinon, elle n'allait pas faire de vieux os avec une Mirajane furieuse sur les bras ! Quand même, la blanche était la faiseuse de couple en puissance, comment ne pouvait-elle pas voir que Luxus, derrière sa carapace, la dévorait des yeux. C'est vrai qu'avant, ils ne se voyaient pas vraiment plus que des amis, mais depuis l'arc de Tartaros, chacun avait vu des sentiments se développer et depuis que Luxus avait préféré aider Lucy à finir une bricole au dépends d'aider Mirajane et les autres à nettoyer le reste de la guilde, la blanche avait prit en ennemi la blonde sans aucune raison plausible.

    Alors que Lucy était perdue dans ses pensées, elle sentit une tête sur son épaule, Luxus venait de la poser, il était tout vert et semblait au bord de vomir. Oh non, ce maudit mal des transports ! Elle s'en occupa comme elle pouvait jusqu'à l'arrivé, qui heureusement, n'était pas très longue à venir. La mission avait lieu dans le petit village de Shirotsume, il s'agissait de s'occuper de brigands qui sévissaient dans la forêt. Les trois compères sortirent du train et allèrent directement dans leurs auberge dans le plus tendu des silences. Lucy soupira lorsqu'elle demanda trois chambres.

    -Je suis désolée mademoiselle mais nous n'avons plus que deux chambres de disponibles.

    -Oh, et bien, nous vous les prenons monsieur, Mirajane, tu seras avec moi.

    -Je n'ai pas trop le choix ; dit-elle d'un ton acerbe.

    Lucy prit les clefs et monta avec ses deux amis. Elle déposa ses affaires et attendit avec Mirajane que Luxus vint les rencontrer. Le silence qui pesait dans la chambre était lourde, et la tension entre les deux jeunes filles était palpable. Lorsque la porte s'ouvrit sur Luxus, Lucy soupira et s'exclama.

    -Bon, on devrait finir cette mission au plus vite, comme ça, on pourra rentrer dès demain !

    -Je suis d'accord avec toi ; déclara Luxus qui devait ressentir la tension ; plus vite ce sera fini, mieux ce sera !

    Ils se mirent alors en marche vers la grande forêt où ils rencontrèrent assez vite les brigands, qui ne s'attendaient pas à tomber sur des mages de Fairy Tail, et encore moins sur la démoniaque Mirajane Strauss et le ténébreux Luxus Drear. A eux deux, ils ont pratiquement détruit la moitié de la forêt, (je vous jure, parole de narratrice)! Puis ils rentrèrent à l'auberge, dans la chambre des filles.

    -Bon, je pense que c'est bon, on a plus qu'à empocher la récompense ! s'exclama le blond.

    -En même temps, c'était pas bien compliqué ; se vanta Mirajane.

    -Oui mais bon, vous auriez pu aller moins fort, vous avez quand même détruit la moitié de la forêt ! se plaignit Lucy.

    -Et ça te pose un problème ?? lança la blanche.

    -Bah, tu trouves que c'en est pas un ? riposta Lucy.

    -Non, une forêt ça repousse ! annonça la démone.

    -Ah bah oui, bien sûr, demain, elle sera repoussé ; ironisa la blonde.

    -Tu me prends pour une imbécile ? se défendis Mirajane.

    -Je te prends comme tu es !

    -ALORS TOI JE TE JURE ! J'EN AI PLUS QU'ASSEZ DE TES PETITES MANIGANCES !!!! elle manque de lui sauté dessus mais Luxus la retient.

    -Mira calme-toi ! lui ordonna-t-il.

    -T'ES QU'UNE SALE POUFFIASSE LUCY HEARTFILIA !! elle sortit en trombe.

    -Je pars la rejoindre ; et il fit ce qu'il dit.

    -Cela aura été plus simple que je ne le pensais ! Mirajane se met facilement en colère quand il s'agit de Luxus. Enfin bref, le plus dur est passé, changeons de vêtements, je n'en peux plus, j'ai l'impression d'être une aguicheuse !

    Pendant ce temps, Luxus tentait vainement de suivre la blanche mais celle-ci se déplaçait vite soit de à l'extérieur et étouffé par la colère. Luxus commençait à s'impatienter alors il la pris par le bras et l'emmena dans un coin isolé de l'hôtel.

    -Bon tu arrête de faire ta gamine maintenant ! La gronda-t-il.

    -Je ne fais pas ma gamine ! répliqua la visée avec une moue boudeuse sur le visage.

    -Ouais c'est ça et moi, je suis le roi de Fiore ; raille le blond.

    -Non tu es... commença Mirajane mais elle fut coupée par son nakama.

    -Tais-toi ! Tu m'expliques ton comportement ? tonna-t-il.

    -Mon comportement ? Mais c'est à cause de cette pouffiasse de Lucy, elle... Elle fait tout pour me mettre en rogne.

    -Elle n'a rien fait de spécial, elle a juste exposé une vérité.

    -Et voilà, tu l'as défends encore ; remarqua jalousement la démone.

    -Je ne la défends pas, j'expose un fait, et d'ailleurs je ne la défends jamais, c'est le rôle de Natsu ça. Pourquoi tu dis ça ? demanda Luxus un peu abasourdi.

    -Pourquoi ? Parce que depuis Noël, tu n'arrête pas de la mater, dès que quelqu'un lui cherche une merde, tu es dans les parrages, tu es TOUT LE TEMPS avec elle, avoue que t'aimerais bien être à la place de Natsu parce que c'est lui qu'elle aime réellement ; sourit-elle avec son fameux rictus satanique.

    -Oh je vois, ha ha ha, elle avait donc raison ! rit-il.

    -Quoi ? Qu'est ce que tu racontes ?

    -Lucy m'avait dit que tu étais jalouse, et elle en avait vraiment marre de subir tes foudres alors qu'il n'y avait pas lieu. J'avoue que je n'avais pas trop compris mais en réalité c'est parce que tu es jalouse ! Il rit franchement.

    -Je ne suis pas jalouse ! nia la blanche.

    -Pourquoi tu l'es ? Parce que tout le petit charabia que tu m'as fait est complètement faux ; déclara le mage de la foudre.

    -Faux ? Mais j'ai vu ce que j'ai vu moi ! réfléchit la blanche.

    -Et bien tu as mal vu ! Dès que quelqu'un cherche une merde à Lucy, je vais pas voir pour elle mais pour te voir médiatiser le groupe. Des qu'elle est dans les parrages, je ne la rejoins pas pour elle mais parce qu'elle est avec toi. Et je ne matte pas Lucy Heartfilia mais toi, Mirajane Strauss.

    -Mais et à Noël, pourquoi tu l'as aidé elle ? questionna la concernée déroutée de s'être trompée sur toute la ligne.

    -A Noël ? Ah oui. Je te signale que tu me faisais la gueule pour t'avoir taquiner et que pour t'embêter, je me suis mis avec elle et son groupe ; l'informa Luxus.

    -Ah oui... déglutit Mirajane. Je suis vraiment trop bête !! s'exclama la blanche en se tapant le front fortement.

    -Oui mais ce n'est pas la peine de te taper le front. C'est comme ça que je t'aime moi.

    -Que tu m'...

    Sa phrase ne put être terminée parce qu'elle fut ensevelie d'une chaleur nouvelle, douce, moelleuse et chaleureuse. Cette chaleur était à l'image de l'objet tant désirée par la blanche. Elle savoura alors les lèvres charnues de son partenaire avant de se retirer par manque d'air.

    -Je crois que tu peux remercier Lucy maintenant, c'est elle qui a tout manigancé.

    -Je crois que je l'ai bien entraîné la petite. Mais elle va voir de quoi je me chauffe la bourrique.

    -Enfin pour l'instant c'est moi que tu vas réchauffer ; dit-il en l'encerclant de ses bras. Je t'aime ma douce démone.

    -Et moi dont. Je t'aime mon orageux ténébreux.

    Les deux finirent par rejoindre une Lucy normale, qui avait enfin remis ses vêtements. Après une bonne nuit de sommeil, ils rentrèrent à Magnolia et la guilde eut la joie de voir un nouveau couple s'être formé. Mais Mirajane n'en avait pas fini avec la petite blonde qui lui avait joué un tour.

    ~Fin~

     


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  • ~Just one dance~

     Un après midi, comme un autre après midi de la semaine, une salle de classe, toujours la même, un ciel bleu, quelques nuages gris à l’horizon, un prof qui parle, des élèves studieux qui écoutent, prennent en note, d'autres qui dorment ou luttent contre l'envie de dormir, et moi. Moi qui suis toujours assise à cette place, isolée dans ma bulle à penser qu'à une seule chose en regardant le ciel pur et innocent, lui. Lui, celui que j'aime de tout mon coeur, celui qui me fait rêver de tout et de rien, qui me rend toute chose et qui me fait souffrir. Jamais je n'aurais dû tomber amoureuse, mais on ne commande pas les sentiments. L'amour n'est que patience et la patience n'est que souffrance. Je soupire une nouvelle fois et tente de suivre le cour. Mais mon essai se transforme encore en échec car mes pensées sont troublées par les songes de cette douce nuit-là. Cette nuit où rien n’était censé se terminer ainsi, cette nuit où je suis tombée sous son charme.

     

    ----FLASH BACK----

     

     Il est 10 heures, cela fait maintenant 2 heures que je suis levée, après mon rendez-vous chez la coiffeuse, ma séance d’habillage, et celle de maquillage, je suis enfin prête, prête pour ce grand jour. Je suis vraiment heureuse, aujourd’hui je vais assister au mariage de ma mère et de mon beau-père, je suis contente pour eux, ils se sont bien trouvés et je suis tout à fait d’accord pour que ma mère retrouve l’amour. Mon père biologique est décédé quelques années plus tôt, lorsque j’étais âgée de 10 ans, voilà maintenant 7 ans qu’il n’est plus de ce monde et ma mère s’est enfin remise de sa perte. Mon futur beau-père est un homme très agréable, il est toujours charmant avec tout le monde et prend bien soin de ma mère, à mon grand soulagement, il n’a pas d’enfants, je ne sais comment j’aurais fait si je m’étais retrouvée du jour au lendemain avec des frères et des soeurs, j’ai toujours été seule, et ma solitude me plaît à quelques détails près. Enfin bref, aujourd’hui est un grand jour, donc c’est avec un sourire sincère que je me dirige vers ma mère qui est juste resplendissante dans sa robe de mariée. Cette dernière n’est pas des plus extravagantes, mais elle lui va à merveille, elle est de couleur crème, en bustier. Au niveau de ses hanches est posée une délicate rivière de diamant, pour laisser ensuite la robe se libérer en cascade jusqu’à ses pieds, il y a un fin tulle de satin qui ajoute un côté féérique à cette petite merveille. Maman avait bouclé ses magnifiques cheveux bleu-gris, sur lesquels elle avait posé une tiare en diamant. Avec la petite touche de maquillage qu’ils avaient apporté sur son visage, on aurait dit une déesse. Lorsque je me présente devant elle, je reste plusieurs minutes béante, en contemplant la beauté de la femme qui se tenait devant moi.

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    -Tu es magnifique ! je lâche avant d’entendre en écho mon exclamation.

     

     Ma mère vient de me dire qu’elle me trouve “magnifique”, c’est ce qu’on peut appeler une hyperbole. Je suis toute sauf magnifique à côté de la créature divine qui se tenait devant mes yeux. Même si j’aime beaucoup la robe que je porte, je suis complètement le contraire de magnifique. Moi, dans ma robe bleu dragée très courte avec de la dentelle par le haut, un décolleté très plongeant agrémenté de quelques bijoux en or et d’une paire d’escarpin doré, mes cheveux bleu roi tressés sur le côté, j’étais toute sauf magnifique mais juste terriblement banale.

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    -Euh merci mais tu l’es mille fois plus.

    -Arrête tu vas me faire rougir !! s’écrie ma mère.

     

     Enfin après ma visite auprès de ma mère, la cérémonie commence, tout se passa bien. Pendant toute la journée, j’étais occupée à régler les détails pour que tout se passe bien. Il faut dire qu’étant la seule fille du couple, il me fallait gérer au mieux tout pour qu’ils passent une superbe journée. Tout se passa dans les règles de la tradition et lorsque vient l’heure du bal, mon soulagement est immense car enfin, je vais avoir du répit. Maintenant que la soirée est entamée, plus rien ne dépend de moi et les gens n’ont plus besoin de moi, juste de s’amuser. Mais bon, comme il n’y a personne de mon âge, je commence vite à m’ennuyer donc je reste sur les chaises d’un côté de la salle et regarde le couple de mariés danser. Ils ont l’air tellement amoureux, j’aimerais tant être à leur place. Pour fuir le cafard qui commence doucement à m’envahir, je me dirige vers le buffet où je prends une coupe de champagne que je sirote en balançant un peu mes pieds au rythme de la musique. Tout à coup, je sens une présence à mes côtés, je lève les yeux et découvre le profil d’un grand jeune homme. J’en ai le souffle coupé, il est...comment dire...je n’ai jamais vu quelqu’un pareil, et quand il se tourne vers moi et que ses yeux ébènes rencontrent mes froids yeux saphir, je me sens comme partir dans un univers qui m’est totalement inconnu. Ses cheveux de jais brillent sous les lumières de la sono, et il me regarde comme si je suis une alien, mais je ne sais pas pourquoi, je m’en contrefiche, un terrible sentiment de bien-être m’envahit. Peut-être que...que c’est ça un coup de foudre ? C’est...étrange…

     

    -Salut ; dit-il par dessus la musique.

    -Euh...salut…

    -Je ne pensais pas qu’il y aurait des gens de mon âge ici ; avoue-t-il.

    -Bah Jubia non plus ; j’essaie de rire mais ce dernier se tord dans ma gorge.

    -D'accord ; il sourit ; Jubia je présume.

    -Comment…

    -Tu viens de parler de toi à la troisième personne.

     

     Comment ? J'ai parlé à la troisième personne ? Je n'ai jamais fait ça ?

     

    -Ah euh… Jubia s'excuse ; aussitôt que ma réplique sort, je me plaque la main sur la bouche, ça recommence, mais lui il rigole.

    -Haha tu es drôle toi ! Je m'appelle Grey.

    -Enchantée ; je rougis.

     

     S'ensuivit une discussion où je parlais toujours à la troisième personne, peu à peu je m'y habituais mais c'était tout de même étrange. Je n'avais jamais parlé comme ça à quelqu'un avant, il faut dire aussi que je ne parle pas souvent à des personne en dehors de ma famille. Plus je discutai avec lui, plus il me montrait de nouvelles facettes de lui, et ça m’épanouis de voir tous ses visages. Son sourire éclatant, ses fossettes mignonnes quand il rit, la lueur d'amusement dans ses yeux, tout chez lui m'attire.

     

    -Jubia ?

    -Oui monsieur Grey ?

    -Monsieur Grey ? il rit. Voudrais-tu danser avec moi ?

    -Oh oui avec plaisir !

     

     Nous nous avançons sur la piste tandis que le dj lance un slow. Je mets mes mains autour de son cou et lui sur mes hanches, puis nous dansons, tournons, pirouettons dans un tourbillon de folie et de légèreté. Nous nous sourions, avides de ce bonheur complètement nouveau, qui ne durera que le temps de cette soirée. Pour une fois, je me sens bien, je suis complètement dans mon élément avec Grey. Malheureusement je ne sais rien de lui et je suis certaine que je ne le reverrai pas de sitôt et le savoir me rend au plus haut point triste. Alors je profite de ce fabuleux et délicieux moment, où je me colle à ce torse que je ne reverrai peut-être jamais, je profite de la chaleur de son corps, j’écoute les battements de son coeur, le son de son souffle saccadé et je profite de mon immersion pour oublier tout le reste autour de moi.

     

    ----FIN FLASH BACK----

     

     Sans me rendre compte une larme roule sur ma joue en repensant à cette instant de bonheur dans ma vie si misérable. Maintenant je suis prisonnière de cet homme, je ne peux plus défaire ce qu’il s’est construit cette nuit-là. J’essuie rapidement l’unique larme sur ma joue et j’essaie de ne pas penser à lui, mais il faut croire que le destin s’acharne sur moi, car on frappe à la porte, le professeur laisse entrer l’homme qui hante mes rêves. Grey Fullbuster, Terminal Scientifique, président des élèves, et le plus beau et le plus populaire de tous les garçons de l’académie. Je ne pensais vraiment pas que je le reverrai un jour mais lorsque je l’ai revu dans les couloirs de mon école, j’ai cru deux secondes que Dieu me l’avait envoyé, alors mon regard c’était rempli d’espoir, mais quand il avait dédaigné de me regarder, il m’a complètement ignoré. Comment je n’ai pas pu le reconnaître, il est le président, mais avant de l’avoir rencontré au mariage de mes parents, je n’avais jamais fait attention aux gens qui m’entouraient. Mais le garçon que j’ai aujourd’hui en face de moi n’est pas le garçon que j’ai connu au bal, il est froid, distant, strict, insaisissable et inaccessible. Je ne suis également plus la même fille du bal, il m’a changée, je suis une fille brisée par un amour impossible, triste de l’ignorance de l’être aimé, il est si près et pourtant si loin. Même si je suis complètement anéanti, je suis sûre qu’il ne peut pas avoir oublié qui je suis et ce qu’il s’est passé cette nuit-là.

     

    -Je dois vous annoncer qu’à cause de l’ouragan qui s’annonce, tous les cours sont annulés, vous pouvez rentrer chez vous ; déclare-t-il.

     

     Tout le monde pousse de long cris de joie, tandis que je regarde Grey partir le visage dur qui ne montre aucuns sentiments, le parfait opposé du Grey dont je suis tombée amoureuse. Je ramasse mes affaires, mais on m’interrompt.

     

    -Dis Jubia, tu ne voudrais pas avoir un rendez-vous avec moi ?

     

     Je me tourne vers mon interlocuteur et découvre, sans surprise, Léon Bastia, mon voisin de place, il est amoureux de moi, je le sais car dès qu’il peut il essaie de me faire sortir avec lui, mais à chaque fois, je refuse. Mon coeur est déjà pris ! Alors que je m’apprête à lui refuser une autre fois, je vois l’élu de mon coeur passé dans le couloir avec une blonde, ce ne peut être que Lucy Heartfilia, une fille de son groupe, tout d’un coup, je suis envahie d’un sentiment nouveau, un sentiment que je risque de ne pas aimé, la jalousie.

     

    -Oui je veux bien, quand est-ce que tu veux ? je crie pour qu’il m’entende.

    -Tu veux ? s’étonne Léon. Euh… après les cours si tu veux, l’ouragan est prévu dans la soirée.

    -Très bien !

    -OUAIS C’EST GENIAL, JUBIA A ACCEPTE MON RENDEZ-VOUS !!!!! hurle-t-il à tue tête.

     

     Dans les couloirs, tout le monde le regarde, même Grey. Je rougis furieusement lorsqu’il croise mon regard, puis range mes affaires, en me disant, “Dans quoi je me suis fourrée ??”. Puis je regarde le ciel, les nuages menaçants prennent de plus en plus de place dans le ciel azur, il reflète à la perfection mon coeur, un bonheur immense et insouciant qui se laisse envahir par les ténèbres de la tristesse et de la jalousie. Mais même derrière les nuages, le soleil brille, alors peut-être que mon soleil à moi, c’est Léon ! Qui sait ? Je suis Léon dans la ville de Magnolia. De dos, il pourrait être un simple inconnu mais non c'est celui avec qui j'ai rendez-vous. Intérieurement je me dit que tout ce qu'il fait pourrait être Grey qui le fait mais ce n'est pas lui. Il m'emmène dans un café où nous dégustons des mets excellents, il me parle mais mon esprit est ailleurs. Je m'imagine à cet instant avec Grey mais ce n'est pas lui. Léon est le parfait opposé de lui, il a les cheveux gris argenté, une attitude de prince, il est sociable, gentil, attentionné et chaleureux, le seul point commun qu’il a avec Grey se sont ses petits yeux noirs. D’ailleurs, dès que je plonge mes yeux dans les siens, je me perds dans les ténèbres de son regard tout en me disant que les yeux de Grey me font le mêmes effets mais en cent fois plus puissant. Je sens bien que Léon essaie d’attirer mon attention mais je n’ai aucune envie d’avoir une discussion avec lui, tout me rappelle Grey, alors lui parler serait comme me donner un coup de poignard dans le coeur, je le regarde, et voyant que je l’écoute, il part dans un monologue pendant toute la durée de notre “rendez-vous”. Je me sens un peu coupable de la comparer à Grey, mais je n’y peux rien, dès que j’essaie de penser à quelque chose de concret, mes pensées divaguent toutes vers cet homme. Le temps passe plus vite que je ne le pense et Léon, après nous avoir fait parcourir un magnifique jardin où toutes les fleurs, pourtant si belles semblaient ternes et moroses, me dépose chez moi. Il me fait un grand sourire et me laisse entrer. Je monte directement dans ma chambre où je m’écrase sur mon lit en évitant soigneusement de penser à ce “rendez-vous” catastrophique. Sans m’en rendre compte, mes paupières alourdies par la fatigue se ferment d’elles-mêmes.

     

     Je navigue dans un monde sans problème, avec à mes côtés l’homme que j’aime, je me vois entourée de plusieurs beaux enfants qui rient aux éclats, quand tout à coup, une sonnerie stridente me sort de ma léthargie. Mon réveil… Il est l’heure de me réveiller, j’ai horreur des matins, je cherche à rester dans mes draps, mais mon fauteur de trouble m’indique que si je ne me lève pas maintenant, je vais être en retard, si ce n’est pas déjà le cas. Alors je plis aux ordres silencieux, quoique, et vais prendre mon petit déjeuner avant de me vêtir de mon uniforme et de quitter la maison pour le lieu que je hais de tout mon coeur… le lycée… Il y a foule devant l’énorme portail de l’académie Fairy Tail, je me dirige vers ma classe et m’installe à ma place en attendant que la sonnerie sonne.

     

    -Alors comment s’est passé ton rendez-vous avec Léon ? me demande une fille aux courts cheveux blancs que j’identifie comme étant Lisanna Strauss, une amie de ce dernier.

    -Plutôt pas mal... je lance sans trop d’émotions.

    -Tu vas sortir avec lui ? Tu sais il est dingue de toi, dès qu’il peut en placer une, il parle de toi, et vu les regards qu’il te lancent, ça ne m’étonne pas.

     

     Je n’avais jamais envisagé la possibilité de sortir avec lui, mais en y pensant, je me dis que peut-être il arrivera à me faire oublier Grey. Alors, je lâche sans vraiment m’en rendre compte.

     

    -C’est possible…

     

     D'un seul coup, j’entends un grand bruit à côté de moi, je regarde et vois les livres ainsi que la trousse et le sac de Léon par terre. Je remonte mon regard vers celui ou celle qui les a fait tombé,et croise un regard, que je connais très bien. Celui de Grey. Il me regarde droit dans les yeux, est-ce qu’il a entendu ce que je viens de dire ? C’est étrange dans son regard, il y a quelque chose de différent, quelque chose en plus, on dirait une pointe de… de dégoût ? Ou de… de déception ? Je n’arrive pas à le déchiffrer. Puis il détourne les yeux, et bafouille des excuses avant de poursuivre son chemin. Je reste quelques secondes béante devant la scène qui venait de se passer devant moi, et d’un coup, je me lève, prends toutes mes affaires, et fuis, je me mets à courir, aussi vite que possible, je cherche un endroit, un endroit où je serais seule, j’en ai besoin. Alors je me dirige vers le gymnase où je me terre dans le local de rangement du matériel. Je ferme la porte et m’écroule, mes larmes roulent sur mes joues, de plus en plus rapides et de plus en plus nombreuses. Au moins, ici, personne ne pourra m’embêter, les cours de sport ont été annulés à cause du risque d’ouragan. C’est donc, dans cette petite remise, sombre, étroite et peu rassurante que je m’abandonne à moi-même, je laisse mon coeur se libérer. Pourquoi est-il toujours aux endroits où il ne faut pas qu’il soit ? Pourquoi il s’est emparé de mon coeur ? Pourquoi je ne peux l’oublier ? Pourquoi est-il si froid, si distant, si inaccessible ? Pourquoi, au bon Dieu, pourquoi je suis tombée amoureuse de lui ? Pourquoi ? Tant de questions qui resteront toujours sans réponses. Je suis tellement malheureuse, que faire ? Je veux me libérer mais je suis comme enchaînée à mon propre corps, je voudrais que tout se termine maintenant mais ce n’est pas possible. J’en ai marre !!

     Quand je commence à être à court de larmes pour pleurer, il s’est bien passé toute une matinée, j’ignore quelle heure il est mais  je m’aperçois que la petite remise est plus sombre et plus froide que quand je suis rentrée. Je regarde par la petite fenêtre et vois les nombreux nuages noires qui se sont accumulés dans le ciel. C’est sûrement l’ouragan, tout le monde était persuadé qu’il était passé plus au nord, mais il faut croire qu’il avait juste un peu de retard. Est-ce que derrière ces murs, le président des élèves, car maintenant il en restera ainsi, a demandé de nouveau aux élèves de regagner leurs domiciles ? Peut-être que tout le monde est parti ! Mais moi, je m’en fiche, de toutes façons, personne ne s’inquiétera pour moi car mes parents sont partis en lune de miel depuis une semaine et je suis seule à la maison. Et puis si je ne réponds pas à leurs appels, ils penseront que je suis occupée. Et puis je n’ai pas le coeur de sortir d’ici. Les sifflements du vent dans la porte et la fenêtre s’accentuent, et envahissent le silence de la remise. Bientôt viennent s’ajouter le son des clapotis de la pluie qui deviennent de plus en plus fort, et pour couronner le tout, un joli éclair qui déchire le ciel. Encore une fois, le ciel représente parfaitement l’état de mon coeur, un parfait chaos.

     

    ----PDV Grey----

     

     Tout le monde est enfin rentré chez eux, je reste un peu pour terminer quelques papiers que le directeur m’a donné à la dernière minute et après je rentre chez moi. Mais le sort ne doit pas être de cet avis, car la porte s’ouvre d’un coup sur un Léon paniqué.

     

    -Grey !! Il faut que tu m’aides !!!

    -Calme-toi Léon ! Qu’est-ce qu’il se passe ?

     

     Léon est un peu comme mon frère d’arme, on a grandi ensemble mais parfois, il en fait un peu trop et ça devient chiant.

     

    -C’est Jubia, elle a disparu !

    -QUOI ??? je m’écris. Comment ça ?

    -Et bien après que tu es fait tomber mes affaires, elle s’est enfuie en courant dans le couloir.

     

     Ca, je le sais, je l’ai vu.

     

    -A la récré, je l’ai cherché partout mais je ne l’ai pas trouvé, et donc j’ai pensé qu’elle était à l’infirmerie mais je n’ai pas eu le temps d’aller voir. Là, j’en viens et il n’y avait personne.

    -Tu ne l’as pas vu depuis ce matin ??

     

     Mon Dieu, cette fille a le don de me mettre dans tous mes états. Je n’ai jamais perdu mon sang-froid pour quelqu’un avant. C’est toujours pareil avec elle, je tente de cacher au plus profond de mon être mes sentiments, mais à chaque fois que je me retrouve en face d’elle, je suis à la limite d’imploser et de dévoiler à tout le monde ce que je ressens. Ce matin, quand elle a dit qu’il était possible qu’elle sorte avec Léon, ça été la goutte de trop dans le vase, je sais pas pourquoi, mais ça m’a d’abord rendu fou furieux, puis j’ai été très déçu. J’avais comme un goût amer dans la bouche et je n’arrivai pas à m’en défaire. C’est très étrange ! Enfin là, il faut que je m’inquiète parce que personne n’est sorti du lycée avant ma demande, et qu’elle a disparu, ce qui veut dire qu’elle est forcément dans l’établissement, mais où ?

     

    -Rentre chez toi, je vais la chercher !

    -Hein non je…

    -Rentre chez toi je te dis. Tu habites loin et les lignes de métro vont bientôt fermé.

    -Ah, je n'avais pas pensé à ça ! Je te confie Jubia.

    -Hum…

     

     Ce mec est vraiment un idiot parfois. J'habite tout aussi loin que lui. Enfin bref, où est-ce que Jubia peut elle être ? Je ne pense pas que ce soit dans le bâtiment principal car j'ai vérifié et il n'y avait personne. Les autres bâtiments ont été vérifié par les gardiens, et il n’y avait aussi personne. A moins que… Il n’y a eu personne aujourd’hui au gymnase car les cours ont été annulés, alors peut-être que… Mis en face de cette soudaine révélation, je me lève et cours vers le lieu de mes pensées, bravant le vent et la pluie qui font rage dehors. Je regarde dans l’immense bâtiment et ne voit rien, pas la moindre touffe bleue à l’horizon, comme dans ce ciel d’ailleurs, pas le moindre bout de bleu qui pointe dans le chaos des éléments. Je regarde chaque recoin, je veux crier, mais ce serait inutile, de un, parce qu’elle ne m’entendrait pas et de deux parce que je risque de la faire fuir. Je réfléchis quelques instants. Si elle n’est pas là, où est-elle ? Je ressors, et commence à remonter dans mon bureau en cherchant sa cachette. Puis je passe à côté d’une porte, et là, dans ma tête, ça fait tilt, la remise bien sûr !!! J’ouvre la porte et balaie la pièce de mon regard. Elle est là, en face de moi, recroquevillée sur elle-même. Un soulagement indescriptible m’envahit alors, je referme la porte et elle lève la tête, je croise ses yeux rougis, elle a dû pleurer mais pourquoi ? Et soudains ma carapace s’affaisse, c’est trop pour moi, j’en ai marre de lutter. Tout explose, le mur que j’avais durement construit éclate à cause d’une toute petite fissure, et cette fissure, c’est elle. Cette fille souriante qui me rend étrangement heureux.

     

    ----PDV Jubia----

     

     Il est là devant moi. J’ai l’impression que c’est un rêve, et je suis certaine que c’est surtout ma conscience qui me joue des tours pour me prouver encore que je suis une faible. Pourtant le Grey qui me regarde n’est pas comme celui du lycée, ou encore comme celui du bal, son regard est imprégné de soulagement, comme s’il s’était inquiété pour moi. Et tout son corps frissonne, tremble, comme s’il était en proie à un grand combat à l’intérieur de lui. Il me donne l’impression de se battre contre un adversaire invisible, puis d’un coup, plus rien. Il se fige, son regard se durcit, ses lèvres se pincent, il serre des poings. Je le regarde, le détaille sans aucunes gêne mais il ne dit rien, il s’avance juste. Se rapproche doucement en ne lâchant pas mon regard. Puis il se met au dessus de moi, au début, j’ai cru qu’il allait me frapper, mais ce n’est pas ce qu’il fait. Ses épaules s’affaissent d’un coup, ses poings se desserrent et il s’agenouille devant moi, la main contre le mur, puis il souffle.

     

    -Cela suffit, j’en peux plus de lutter, j’abandonne.

     

     Je suis tellement surprise que j'en oublié de respirer. Contre quoi il abandonne ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

     

    -Jubia, à chaque fois que je te vois, mon armure s'effrite un peu plus, pourquoi ? Pourquoi toi tu réussi à faire ça ? Pourquoi ?

    -Ton armure ?

    -Je me suis construit une façade au lycée pour cacher mes sentiments mais quand tu es là, je suis à la limite d'imploser.

    -Alors tu n'es pas toujours comme ça.

    -Non, pour tout te dire, je m'adapte aux gens, quand ce sont des adultes, je suis dociles et poli, pour les gens de mon âge, distant et froid. Et pour les petits, je suis comme un grand-frère. Mais avec toi c'est différent. Je suis plus… naturel.  

    -Tu dois simplement être toi-même, pourquoi te cacher ? je dis en plaçant mes mains sur son visage.

    -Oui mais ce n'est pas comme ça que ça marche chez moi.

    -Là tu es toi-même et c'est bien ! je le reconforte.

    -Comment tu peux le savoir ?

    -Jubia sait c'est tout.

    -Tu es vraiment une fille étrange mais je ne peux pas m'empêcher d'être obnubilé par toi.

     

     Je le regarde étrangement. Il a l'air sincère mais puis-je le croire ?

     

    -Pourquoi tu t'es enfuie ? Je me super inquiété quand on m'a dit que tu n'étais pas là. T’enfuir alors qu'un ouragan fait rage ! Tu es folle !

    -Oui je suis folle ! Folle de toi mais je sais que c'est sans espoir.

    -Que…

    -Laisse-moi.

     

     Je me lève et et sors, je n’avais pas vraiment prévu qu’il fasse ce temps là alors je rentre  directement.

     

    -Je crois que tu es réellement atteinte, sortir de ce temps, on a plus qu’à attendre qu’il passe.

    -Roh c’est bon ; je grogne en regardant le sol.

    -Tu sais, je ne pense pas que tu ais raison, je ne suis peut-être pas celui que tu penses mais je veux te croire et penser que là, tout de suite, je suis moi-même. Et si je me fie à ce que je ressens en ce moment, je peux te dire que j’aime vraiment ça !

    -Jubia est contente pour toi, Monsieur Grey sait enfin qui il est.

    -Ce que je veux dire, et ce que tu ne comprends pas, c’est qu’en étant ce que je suis, je suis d’autant plus attiré par toi. J’ai envie de sentir le parfum que tu portes, j’ai envie de toucher ta peau et frémir en entendant le son de ta voix. Je te veux Jubia, je ne sais pas pourquoi mais je suis comme un papillon de nuit attiré par la lumière, et tu es ma lumière.

    -Jubia ne comprend pas.

    -Je sais maintenant ce que c’est, ce sentiment que j’évitais depuis le bal, enfin je comprends toutes mes réactions, tous mes gestes et les tiens aussi. Ce sentiment est celui que j’ai toujours redouté, c’est de l’amour ! Je t’aime Jubia.

    -Tu...tu aimes Jubia ?

    -Oui.

     

     Je plonge mes yeux dans les ténèbres de son regard et voit son visage se rapprocher avec conviction. Je ferme les yeux, ce qui décuple mes sensations lorsque ses lèvres douces et froides se posent sur les miennes, un éclair vient s’inviter alors que nos langues se lancent dans un danse endiablée. Puis il s’écarte de moi, je le regarde, le souffle coupé, mon coeur bat à tout rompre. Je mets mes mains autour de son cou et lui souris avant de m’emparer de l’objet de mes désirs, sa bouche si charnue. Il amplifie notre baiser en m’attrapant par les hanches. Je l’aime, je l’aime, je l’aime !! De toute ma vie, je n’ai jamais aimé quelqu’un comme je l’aime, avec passion, ardeur, tendresse et bonheur. Je me détache de lui à regret pour prononcer les trois petits mots qui font de mon monde un paradis.

     

    -Je t’aime !

     

     Nous resterons quelques temps dans la remise à nous embrasser et à explorer l’esprit de l’autre jusqu’à ce que le temps change et que l’on puisse sortir de cet endroit étriqué. Nous sortons main dans la main, et nous nous arrêtons sur le pas de la porte, le sourire aux lèvres, le regard tourné vers le ciel avec cet étrange sentiment de sérénité qui étreignait nos coeurs.

     

    ----PDV Général----

     

     Tous les deux regardent le ciel si bleu et si pur, avec au loin les nuages noirs menaçants où l’orage fait rage.

     

    -Encore une fois le ciel représente mon coeur, la tempête est passé et nous voilà dans un temps de bonheur et d’allégresse ! pensent Jubia et Grey en même temps.


    ----FIN----


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    Le Pouvoir du Destin

    Le Pouvoir du Destin

      Je ne pense pas que j’aurais vécu cette vie si je ne l’avais pas rencontré. C’était notre destin, nous devions nous croisé. Un jour, à une heure, dans une ville que je ne connaissais pas, je me suis arrêtée, fatiguée de ma longue marche. Cette auberge un peu vieillotte d’apparence, était vraiment chaleureuse et ses propriétaires étaient réellement sympathiques. Mais pourtant, malgré le poids de ma journée et de mes peines sur mes épaules, quelque chose d’inconnu me poussa à sortir. Je marchai sans but dans la ville, errant à travers les rues sombres et froides. Je ne croisais que quelques chats de gouttière qui se battaient pour des restes de poissons. Puis mes pieds m’emmenèrent près de la forêt, et sans que je sache comment, je me retrouvais assise sur la colline à l’orée du bois à contempler les étoiles. Ces étoiles qui brillaient toujours quelque soit le temps, et qui étaient toujours aussi belles. Je soupirai et m’allongeai en fermant les yeux. Alors que je rêvassais doucement en sentant la douceur de la brise sur mon visage, j’entendis un craquement derrière moi. Je me relevais vivement et guettais les environs, mon cœur battait à une folle allure et mes muscles se contractaient à chaque bruit. Puis dans un buisson, je vis deux points dorés scintillés, nul doute, c’était un balkan, très reconnaissable à leurs yeux jaune luisant dès qu’ils trouvent une proie. Prise d’effroi, je criai en courant le plus vite possible vers la ville mais je fus rapidement rattraper. Alors frapper par le désespoir, je trébuchais, tombai à terre et me mis en position de défense en attendant le moment où il allait me toucher. Mais je ne ressentis rien ! J’entendis juste un couinement plaintif et des pas précipités. J’ouvris les yeux, et vis le dos d’une personne, un dos revêtu d’une grande cape brune, la personne écartait les bras et devant lui, la colline avait à moitié disparu.

    -Oups, j’y suis allé peut-être un peu trop fort ; constata une voix masculine.

      La personne qui s’avérait être un homme se retourna et me regarda avec surprise. Je restai bouche bée devant lui. Alors que nous nous regardions dans le blanc des yeux, ses cheveux mi-longs flottaient au vent et sa cape laissait apparaître un corps blessé. Puis il s’effondra, paniquée, je m’approchai et l’examinai, il était très gravement blessé, et à demi-conscient. Alors je décidai de le ramener à mon auberge. On pouvait croire que je n’en avais pas la force mais mes bras étaient plutôt puissants. Bien que ce fut périlleux, je réussis à le ramener, je l’étendis sur mon lit et lui retira sa cape, avant d’aller chercher ma trousse de soin. Je soignais chacune de ses plaies avec délicatesse afin qu’il ne souffre pas trop. Ses blessures étaient assez sérieuses mais pas trop profondes tout de même. Je me demandais comment il avait tenu tout ce temps, car il était clair que certaines de ces blessures ne dataient pas de la veille. Je le bandai doucement en soulevant calmement son torse. Puis mon travail étant achevé, je le recouvris d’une couverture pour qu’il n’ait pas froid. Je restai à côté de lui à veiller jusqu’à très tard dans la soirée, je décrivais les traits de visages, détaillaient ses fines lèvres rosés entourés de sa barbe de trois jours, puis je survolais ses paupières endormies avant de me perdre dans ses cheveux de feu d’aspect si doux et soyeux. Sa poitrine se soulevait légèrement au rythme de sa respiration et son souffle seul, envahissait l’espace de la petite chambre. Ce fut en détaillant chaque recoin de ce bel inconnu venu pour me sauver que je m’endormis.

      Je me réveillai, le lendemain matin, par la lumière du petit jour qui traversait la fenêtre. Une couverture recouvrait mes épaules, et le lit, en face de moi, était vide. Je relevai ma tête précipitamment et cherchai partout dans la petite chambre, espérant trouver une trace de vie. Trace que je décelai grâce à la lumière de la minuscule salle de bain. Je me levai et m’approchai doucement,  j’écoutai l’eau couler du robinet un peu défaillant, puis s’arrêter. J’attendis deux secondes, puis trois, et quatre, quand la porte s’ouvrit à la grande volée. Je sursautai et manquai de tombée mais le jeune homme d’hier me rattrapa. Nous restâmes quelques minutes à nous dévisager avant qu’il ne souffle.

    -Vous savez que ce n’est pas bien d’écouter aux portes !

      Je rougis violement en entendant cette réflexion et m’excusai en m’échappant de ses bras musclés. Il retourna vers le lit et s’y assit.

    -Hum…euh…merci… pour m’avoir sauvé…hier ; balbutiais-je.

    -Ce n’est rien ! Je ferais toujours tout pour sauver une jolie demoiselle en détresse ; déclara-t-il.

      Mon visage prit une teinte cramoisi à l’entente de ce compliment très flatteur, j’essayai vainement de trouver quelque chose à redire mais la seule phrase qui sorti fut.

    -Quel est votre prénom ?

    -Ça c’est un secret ! me répondit-il.

    -Un secret ? répétais-je assez surprise. Tanpis alors, comment je pourrais vous remercier de m’avoir sauver ? demandais-je en reprenant mes émotions.

    -Vous avez déjà fait beaucoup en me soignant ; signala-t-il.

    -Non, ça ne marche pas, vous étiez blessé, je ne pouvais pas vous laisser pour mort, surtout que vous auriez pu vous blesser à cause du Balkan ; débitais-je.

    -Très bien, comme vous voudrez, alors un repas me ferait plaisir.

    -D’accord allons-y pour un repas.

      Ce fut à partir de cette rencontre que tout commença. Je l’emmenai dans un restaurant où il mangea comme quatre et me raconta toute son aventure qu’il l’avait mené jusqu’à cette forêt. Je n’avais jamais été aussi heureuse depuis la mort de mes parents, il me faisait rire, il me faisait sourire, trembler, frissonner de plaisir, c’était un sentiment que je n’avais pas ressenti depuis bien longtemps. Sentiment qui ne fit que s’accroître plus le temps que je passais avec lui. Nous passâmes plusieurs jours ensemble, le temps que ses blessures cicatrisent, et pendant ces quelques jours où j’étais en sa compagnie, mes sentiments naissants étaient devenu très importants, et le lien qui nous reliait était d’une incroyable force. J’étais éperdument amoureuse de lui, cet homme qui m’avait sauvé en surgissant de l’ombre, cet homme qui avait su briser la carapace froide que mon cœur avait réussi à érigé pour qu’aucunes de mes émotions ne sortent. Je l’aimais plus que tout, je le regardais tendrement et le couvais de mon amour même s’il ignorait tout, jusqu’à ce jour. Alors que ses blessures étaient enfin guéri, j’étais tellement triste, je savais que j’allais devoir le quitter, il fallait que je retourne dans ma ville natale, et lui devait rentrer chez lui, mais pourtant, je ne voulais pas le laisser, alors j’essayais de rien laisser paraître. Nous marchions dans le parc d’à côté en revenant du marché pour préparer nos provisions quand nous nous arrêtâmes près d’un cerisier en fleur.

    -Dis ; demandais-je ; je ne sais toujours pas ton nom.

    -Hum, c’est vrai, mais moi non plus, je ne connais pas ton nom.

      Je regardais l’arbre en fleur, et me disais que mon amour était comme ce cerisier, court mais beau. Alors sans que je puisse m’y en n’empêcher, de grosses larmes coulèrent sur mes joues, des sanglots me secouèrent violement. J’étais tellement triste de devoir le quitter, tellement brisée de ressentir autant de sentiments pour un homme que j’ai rencontré il n’y avait que quelques jours. Mon bel inconnu, se retourna et voyant mes sanglots, il me prit dans ses bras si réconfortant. A l’idée de ne plus jamais ressentir ce réconfort mes pleurs redoublèrent.

    -Pourquoi pleures-tu, ma douce ? demanda-t-il calmement.

    -Je … je ne veux pas… que tu partes ! sanglottais-je.

    -Qui a dit que je partais ?

    -Tu dois… retrouvé ton foyer ; articulais-je en essayant de me calmer.

    -Mon foyer ? répéta-t-il avant de plonger son regard dans le mien. Tu sais de toutes mes rencontres, et crois-moi j’en ai eu beaucoup, tu es la première femme qui me rend ainsi. Je n’ai jamais ressenti d’émotions pareilles avant de te rencontrer. J’ignore comment tu fais mais on dirait que tu m’as ensorcelé.

    -Non, c’est toi qui m’a ensorcelée ; pleurais-je.

    -Sèche-moi ces larmes, ma petite, tu es dix fois plus belle avec ton grand sourire.

    -Je ne peux pas ! Je ne veux pas que tu partes, je… je t’aime !

    -Tu…

      Alors que je baissais mon visage pour cacher ma honte et pour pleurer encore plus, il le releva et sécha mes larmes de ses pouces. Il plongea ses beaux yeux ébène dans mon regard améthyste, et me dit ces deux mots qui bouleversèrent ma vie.

    -Moi aussi.

      Il déposa tendrement ses lèvres sur les miennes dans un baiser timide mais plein d’amour. Son regard brillait quand nous dûmes nous séparer et je l’embrassai de nouveau en mettant mes mains dans ses cheveux roux pour l’accentuer. Il me prit par la taille et m’attirai au plus près de lui, lorsqu’il se détacha de moi, il me souffla à l’oreille.

    -Je me nomme Gildarts Clive, enchanté.

      Un sourire se dessina sur mes lèvres lorsque je soufflais à mon tour.

    -Et je suis Cornélia Alperona, ravie de vous connaître.

      Ainsi fût la naissance de notre amour éternel et innocent. Vous connaissez tous la suite, nous vivions ensemble pendant quelques années avant de nous marier mais beaucoup prit par son travail, je ne voyais pas souvent mon époux. Alors je dus me séparer de lui car notre relation ne pouvait plus durer comme ça. Et juste après notre séparation, j’appris que j’étais enceinte de lui. Alors pendant les neuf mois de ma grossesse, je le cherchais dans tout le pays, pour lui annoncer la nouvelle mais il était introuvable. Puis je mis au monde une petite fille, que je nommais Cana, elle est brune avec des yeux violets comme moi et pourtant je voyais déjà les traits de son père à travers son petit visage de bébé. Pendant les six années qui suivit sa naissance, je la voyais grandir, évoluer et plus elle vieillissait plus, elle ressemblait à son père. Père que je n’ai pas cessé de chercher à travers tout Fiore, mais aucunes de mes recherches ne fut fructueuses. Je ne pus jamais l’oublier, Gildarts était tout pour moi, mais quelle idiote j’avais été de le quitter, simplement parce qu’il était absent. Je l’aimais plus que tout, et rien de remplaçait ce sentiment que j’éprouvais pour lui, pas un jour, pas une minute je ne pensais pas à lui, il avait été mon premier et unique amour. Toute ma vie, je regrettais de l’avoir laisser partir loin de moi, et ce sentiment s’accentuait lorsque je voyais notre fille grandir et s’épanouir. Elle était si belle, si intelligente, elle lui ressemblait tellement, je voyais en elle déjà une merveilleuse jeune femme. Je la couvais autant que je pouvais de mon amour. Mais je voyais bien que parfois un père lui manquait, alors je pleurais mon erreur, seule dans ma chambre, en regrettant que ma fille n’ait jamais pu connaitre son père, et lorsque je sortais, j’affichais une mine souriante pour que ma fille ne s’inquiète pas. Si seulement elle savait à quel point j’étais désolée, j’aurais tant voulu qu’elle le rencontre mais si seulement j’arrivais à le localiser, je n’ai aucunes nouvelles de lui. La dernière fois que je l’ai vu, c’est lors de notre séparation, et il m’avait dit qu’il devait partir pour quelques mois, et c’était pour cette dernière expédition que j’avais craqué. Je  le regrettais tellement, si j’avais su, je l’aurais retenu. Je passai toute la fin de ma vie à le chercher en vain, et ce qui devait arriver arriva.

      C’était à Magnolia, nous étions en train de jouer dans le parc. Cana semblait si heureuse et épanouie, elle jouait avec les autres enfants avec tellement d’entrain. Mais mon bonheur ce jour-là fut de courte durée, alors que je me dirigeai vers elle, mon cœur rata un battement et je m’effondrai sur le sol, la seule chose dont je souvins, fut les yeux aubergine tout embués de larmes de ma petite chérie. Lorsque je me réveillai, j’étais dans un lit d’hôpital, ma douce Cana s’était endormi à mes côtés en attendant que je me réveille. Le médecin vint à ma rencontre avec une mine grave. Il m’annonça que j’étais atteinte d’une leucémie au stade final et que j’allais sûrement mourir dans les mois à venir. Mes yeux s’humidifièrent alors d’un coup, et je pleurais de grosses larmes en regardant ma fille et en lui caressant les cheveux. Je n’avais que quelques mois à vivre, j’allais devoir laisser ma petite fille toute seule dans ce monde impitoyable. Chaque jour qui passèrent après cette annonce fût triste et morose, et pourtant je ne laissais rien paraître pour que ma douce enfant n’est qu’un bon souvenir de moi. Je devais rester à l’hôpital tandis que l’assistante sociale s’occupait d’elle, le jour. Je mourus un mois plus tard, en laissant derrière moi, une petite fille éplorée, un regret amer d’une erreur qui m’a détruite, un amour perdu et toute une vie. J’aurais tant voulu que tout ceci ne soit pas comme ce l’était, j’aurais tant voulu vivre une vie heureuse avec mon grand amour et ma progéniture. Mais ce n’était pas le cas, la vie en avait décidé autrement. Je léguai tout ce que j’avais à ma fille ainsi qu’une lettre où j’y ai mis tout mon amour.

    « Ma tendre et douce fille, Cana,

      Ne pleure pas ! Je n’ai pas disparu, j’ai simplement rejoins un monde où tu ne peux pas me voir. Mais dans très très longtemps, tu me rejoindras et je verrai à quel point tu as grandi et que tu  es devenue une belle jeune femme. Tu sais, ma fille, depuis ta naissance, je te couve de mon amour pour que tu oublies que tu n’avais pas de père, mais je voyais bien à quel point ça t’attristait de ne pas le connaître. Je vais te révéler quelque chose. Je l’ai toujours cherché, pour toi, pour moi. J’ai toujours regretté de l’avoir quitté, j’aurais tant voulu que tu le connaisses, c’est un homme formidable. Tu lui ressembles beaucoup ! Je suis vraiment désolée, si je pouvais tout changer, je le ferais, mais c’était ma destinée, et je n’y peux rien. J’ignore où il se trouve mais si tu veux le rencontrer, je vais comme même te dire qui il est. Ton père se nomme Gildarts Clive, je l’aimais sincèrement et je n’ai jamais cessé de l’aimer. Fais ce que tu veux de ta vie, mais n’oublie pas, tu ne peux jamais changer ta destinée, elle est déjà écrite et tu ne fais que la suivre.

      Je t’aime de tout mon cœur, ma chérie, tu as été ma raison de vivre pendant toute ton existence. Grâce à toi, tous les moments de douleurs paraissaient joyeux et heureux. Je te remercie, répand ce bonheur et cette joie de vivre partout autour de toi ! Tu as été la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma vie.

      Je t’aime, vis ta vie. Ta maman,

    Cornélia »

     

      J’adressai mes adieux à ma fille, tout en pensant à mon amour et à ma vie. Maintenant, je vis dans la mémoire de Cana et dans celle de Gildarts, et je veille sur eux du ciel, tout en souriant aux épreuves que la vie malicieuse, leurs imposent, et à leurs victoires face aux obstacles. Cana, ma fille, je t’aime plus que tout au monde. Gildarts, mon amour est éternel, c’est toi qui m’a ensorcelée ! La destinée m’a donné un bonheur immense que j’ai brisé par une erreur, mais personne ne peut transformer le cours du destin, alors je sais parfaitement que j’ai mérité de vivre cette vie, et que de toutes façons, je n’y pouvais rien. Ainsi est le pouvoir du destin.


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